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CAN 2015 : quatre prétendants, un seul trophée


Un supporter ghanéen dans le stade de Mongomo

Un supporter ghanéen dans le stade de Mongomo

La Guinée équatoriale, le Ghana, la RDC ou la Côte d'Ivoire espèrent remporter cette CAN 2015 dimanche à Bata.

Ghana

Après un Mondial 2014 raté, les Black Stars sont à la hauteur des attentes. Les Ghanéens sont logiquement les favoris parmi les quatre dernières équipes. Ce sera la cinquième demi-finale de suite disputée par le Ghana.

Quadruples lauréats de la coupe d'Afrique des nations, les joueurs d'Avram Grant sont moins connus que les Ivoiriens mais le bloc équipe est beaucoup plus solide.

La défaite lors du premier match face au Sénégal (2-1) n'est plus qu'un lointain souvenir, tout comme la crise de paludisme d'Asamoah Gyan.

Le Ghana reste sur trois victoires dans cette compétition et la demi-finale s'annonce a priori "facile" face à la Guinée équatoriale

Seul bémol : le Ghana n'a plus remporté la CAN depuis 1982 en Libye.

Côte d’Ivoire

L’effet Hervé Renard va-t-il vraiment porter ses fruits ?

Emmenée par le champion d’Afrique 2012, la Cote d’Ivoire semble (enfin !) en mesure de remporter un trophée continental.

Après un début de tournoi poussif, marqué par l’expulsion de Gervinho et un Yaya Touré en demi-teinte, les Eléphants ont répondu présents face à deux poids lourds d’Afrique : le Cameroun et l’Algérie.

Deux joueurs symbolisent cette montée en puissance des Ivoiriens : Gradel, homme providentiel contre le Mali et la Guinée, et Wilfried Bony, la nouvelle recrue de Manchester City.

Orpheline de Didier Drogba, la Côte d’Ivoire va-t-elle s’émanciper et brandir un trophée derrière lequel elle court depuis 1992 ? Il faudra d’abord passer l’obstacle congolais.

République Démocratique du Congo

On oublie souvent que les Léopards ont tutoyé les sommets africains car la dernière CAN a été remportée en 1974. Il faut remonter à 1998 pour voir la RDC accéder en demi-finale.

Les Congolais se sont qualifiés sur le fil pour cette phase finale en Guinée équatoriale, au titre de meilleur troisième lors des éliminatoires. Après une série de trois matches nuls, les Léopards ont pris confiance en ¼ de finale et retrouvé leur buteur Mbokani.

Après un match à suspense et quatre buts inscrits en 25 minutes, les Congolais sont donc de retour dans le dernier carré continental. Une place inespérée qui donne envie de rêver. Constant Omari, président de la fédération congolaise de football, reconnaît qu’à ce stade "c’est que du bonus" pour son équipe.

Coup de chapeau aussi à Florent Ibenge, homme discret mais talentueux qui prouve, une fois de plus, que les entraîneurs africains peuvent rivaliser avec leurs homologues occidentaux.

Seule ombre au tableau : le milieu et capitaine de la RDC, Youssuf Mulumbu, reste incertain pour la demi-finale.

Guinée équatoriale

Qualifié pour la première fois de son histoire en demi-finale, le Nzalang veut encore y croire. Devant son public, la Guinée équatoriale espère rééditer l’exploit contre la Tunisie, la polémique en moins.

Esteban Becker, le sélectionneur argentin de cette équipe, a réussi un miracle en arrivant à la tête de la sélection équato-guinéenne moins de deux semaines avant le match d’ouverture.

Pas impressionnante sur le papier, cette équipe est euphorique, ce qui la rend dangereuse pour n’importe quel adversaire.

Apres avoir éliminé le Gabon au premier tour, Becker déclarait fièrement : "C’est le conte de Cendrillon, l’équipe pauvre bat l’équipe riche avec son propre mérite, du sacrifice, de l’engagement, de la fierté et de la passion. Être dans le top 8 africain, pour une nation aussi petite, est un honneur."

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