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Cameroun: libération de trois militants associatifs arrêtés mercredi


Paul Biya, président du Cameroun

Paul Biya, président du Cameroun

Cinq autres de leurs camardes ainsi qu’un journaliste arrêtés un jour mardi, restent en détention.

Parmi les libérés, on compte deux membres de Dynamique citoyenne, une coalition camerounaise d'une centaine d'associations prônant l'alternance politique au Cameroun . Ils avaient été arrêtés mercredi en pleine réunion.

Le journaliste Jean-Baptiste Sipa, dont l'association est également membre de Dynamique citoyenne, est la troisième personne libérée.

Cinq autres membres de cette coalition, dont son porte-parole, Jean-Marc Bikoko, syndicaliste bien connu, et un autre journaliste, tous arrêtés mardi, "sont toujours détenus", a rapporté Jean-Bosco Talla, sympathisant de Dynamique citoyenne.

"Ils ont été placés en garde à vue administrative pour 15 jours renouvelables", a-t-il ajouté. Selon lui, la loi anti-terroriste adoptée par le Cameroun leur était appliquée. Les six avaient été arrêtés mardi alors qu'ils participaient à une rencontre sur l'alternance politique dans leur pays.

Dans un communiqué, le Social Democratic Front (SDF), principal parti d'opposition, a dénoncé ces arrestations, les qualifiant d'"abus grave d'autorité". Le parti a dit condamner "avec la dernière énergie le caractère lâche, barbare et rétrograde de ces arrestations arbitraires qui ternissent l'image déjà considérablement écornée de notre pays qui prétend pourtant être un Etat de droit". Il a exigé "la libération immédiate et sans condition" des militants.

"Les personnes interpellées l'ont été parce qu'elles n'ont pas respecté la loi", avait déclaré mercredi à l'AFP Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication.

Dynamique Citoyenne adhère à une initiative dénommée "Tournons la page", qui milite pour une alternance politique au Cameroun notamment.

Le pays est dirigé depuis 1982 par Paul Biya, 82 ans. En dehors des manifestations de soutien à M. Biya et celles de son parti, les actions de rues et - de plus en plus - les réunions organisées par l'opposition ou la société civile sont généralement interdites par les autorités qui évoquent souvent le "risque de troubles à l'ordre public".

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