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Une centaine de mineurs de Calais partent pour la Grande-Bretagne samedi


La jungle à Calais le 26 septembre 2016.

La jungle à Calais le 26 septembre 2016.

Plus d'une centaine de migrants mineurs vont quitter Calais samedi pour la Grande-Bretagne au titre du regroupement familial, et les départs attendus dimanche devraient porter le total à 200 sur la semaine, a annoncé vendredi Pierre Henry, le directeur général de France Terre d'asile.

"On en est à 73 mineurs transférés aujourd'hui et plus d'une centaine sont prévus demain", ce qui fait qu'avec de nouveaux départs attendus dimanche "on sera autour de 200 sur la semaine", a précisé à l'AFP M. Henry, en se félicitant de voir que "le processus s'accélère".

"L'objectif de transfert est de 200 mineurs d'ici la fin du week-end", sans que ce soit "un plafond", a-t-on confirmé de source diplomatique, précisant que les départs à venir portaient sur les migrants "les plus vulnérables, et notamment les filles", dans un processus "qui marche".

Selon un recensement récent, près de 1.300 mineurs vivent sur ce campement de migrants insalubre, dont 500 ayant de la famille au Royaume-Uni.

"On progresse beaucoup, il y a une volonté claire chez les Britanniques de faire des efforts importants", souligne-t-on au ministère de l'Intérieur, en indiquant avoir "obtenu des assurances" sur les transferts de ces jeunes.

"Un objectif de 600 transferts au moins a été donné", a-t-on indiqué de source proche du dossier.

"Le but est que le maximum de jeunes pouvant bénéficier de la procédure Dublin soient acceptés avant le début du démantèlement" du camp de la "Jungle" prévu à partir de lundi, a-t-on affirmé de source diplomatique, assurant qu'"on va continuer pendant le démantèlement".

La procédure européenne de Dublin prévoit que pour les mineurs, le pays compétent pour l'examen de la demande d'asile est celui où des membres de la famille sont installés.

Cet objectif de 600 transferts suppose de garder à peu près le même rythme d'examen des dossiers pendant la période transitoire où les mineurs de la "Jungle" seront hébergés au Centre d'accueil provisoire (CAP), dans les conteneurs en dur du campement.

Les mineurs "resteront 15 jours au CAP, à partir de lundi, le temps que les dossiers soient instruits", a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur.

Ces mineurs ont été "la priorité cette semaine", a-t-on indiqué de source diplomatique, avec "une centaine d'entretiens par jour", ce qui fait qu'"environ 500 mineurs ont été vus" pour des entretiens servant notamment à évaluer leur âge et la présence de famille au Royaume-Uni.

Avec AFP

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