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Leicester piétine mais ne veut rien changer


Manchester United contre Leicester City à Old Trafford, le 5 janvier 2016

Manchester United contre Leicester City à Old Trafford, le 5 janvier 2016

Leicester a la gueule de bois : auteur d'un exploit retentissant la saison dernière, le champion d'Angleterre stagne en Premier League mais conserve malgré tout sa confiance en son système avant ses grands débuts en Ligue des champions à Bruges mercredi.

Claudio Ranieri peut se faire du souci, son équipe ne semble pas prête à se lancer dans sa première campagne européenne depuis 2000.

En Angleterre, rien n'a marché. Après avoir perdu le Community Shield contre Manchester United (2-1), les "Foxes" se sont fait croquer à Hull par des "Tigers" tout juste promus (2-1) lors de la 1re journée. Ils se sont ensuite contentés d'un match nul sans gloire contre Arsenal à domicile (0-0) avant de s'imposer à Leicester contre Swansea (2-1).

Un répit de courte durée puisque, au retour de la trêve internationale, les champions ont explosé à Liverpool (4-1). Pas de quoi rassurer Ranieri, apparu nerveux tout au long de la rencontre.

D'autant plus que le 2e but personnel de Vardy ne peut même pas être une satisfaction car il découle d'une bévue monumentale d'un défenseur des "Reds", en forme de passe directement dans ses pieds.

-'Pas changer grand-chose'-

Les Foxes s'appuient sur un schéma principalement basé sur la contre-attaque. Problème : leur principal pourvoyeur de ballons, le Français Ngolo Kanté, a quitté les Midlands pour Chelsea et n'a pas été remplacé, laissant un vide béant au milieu. Un gouffre qui empêche des joueurs comme Riyad Mahrez de se concentrer sur l'attaque.

Et pas encore de successeur en vue : le milieu défensif français Nampalys Mendy, arrivé cet été en provenance de Nice, n'a quasiment pas joué et se remet d'une blessure à une cheville. Le Ghanéen Daniel Amartey, titulaire aux côtés de Drinkwater, a pour l'instant livré des performances encourageantes mais brouillonnes, en aucun cas comparables à celles de Kanté.

Mais le système a fait ses preuves la saison passée. Alors, dans un groupe abordable avec Copenhague, Porto et le Cercle Bruges, joueurs et staff s'y accrochent.

"Nous avons fait nos devoirs sur Bruges, et nous avons une idée de ce qu'ils préparent", explique le gardien Kasper Schmeichel. "Mais nous n'allons pas changer grand-chose : les succès que nous avons connus, nous les avons obtenus en étant nous-mêmes et en jouant à notre façon. Je crois que nous devrions nous concentrer sur notre méthode et sur la façon dont nous avons obtenu nos succès."

-Slimani attendu-

"A mon arrivée à Leicester il y a quatre ans, nous avons terminé 9e de Championship, et maintenant, nous nous présentons en tant que champions d'Angleterre et nous allons disputer la Ligue des champions. Nous avons fait les choses comme il faut", poursuit le portier Danois.

Si pour l'instant l'attaque de Leicester n'a pas vraiment carburé, elle peut compter sur un Vardy en forme et sur un Mahrez toujours dangereux. Ce secteur est d'ailleurs l'une des sources d'optimisme du début de saison.

Contre Liverpool, les remplaçants Ahmed Musa, acheté cet été au CSKA Moscou, et Leonardo Ulloa ont mis la pression sur les Reds. Après leurs entrées en jeu, les Foxes ont même semblé retrouver un semblant de fond de jeu.

Mais celui que tout le monde attend comme le messie, c'est Islam Slimani. L'international algérien, auteur d'une saison 2015-2016 fantastique avec le Sporting Portugal (27 buts en championnat), n'a pas encore joué.

Les supporters salivent d'avance de son association avec Mahrez, son compère en sélection, et le duo porte les espoirs du public du King Power Stadium. D'autant que l'équipe a cassé sa tirelire pour Slimani avec le plus gros transfert de l'histoire du club (30 M EUR).

En attendant son entrée en jeu, la presse britannique a déjà trouvé un surnom à son duo d’Algériens : à Leicester les Fennecs ont ainsi été rebaptisés "Desert Foxes".

Avec AFP

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