Liens d'accessibilité

Barrage en terre inconnue pour Manchester City et Guardiola


Pep Guardiola

Pep Guardiola

Logiquement l'équipe est encore en chantier et la prise en main du prestigieux entraîneur espagnol à la philosophie de jeu bien affirmée ne peut pas être d'ores et déjà considérée comme complète.

Désormais entraîné par Pep Guardiola, qui n'a pas été habitué avec Barcelone et le Bayern à reprendre si tôt, Manchester City, demi-finaliste au printemps, commence mardi contre le Steaua Bucarest son aventure continentale en barrage aller de la Ligue des Champions.

Un point rassurant pour les Citizens: leur technicien catalan avait remporté avec Barcelone en 2008 son unique duel à ce stade de la compétition face au Wisla Cracovie, et les Blaugrana avaient triomphé quelques mois plus tard en finale face à Manchester United.

Avant d'en arriver là les Mancuniens, après avoir enregistré le renfort estival de cinq joueurs recrutés pour 144 M EUR, doivent faire en Roumanie un pas pour passer l'obstacle qui leur permettra de disputer la phase de poules.

Logiquement l'équipe est encore en chantier et la prise en main du prestigieux entraîneur espagnol à la philosophie de jeu bien affirmée ne peut pas être d'ores et déjà considérée comme complète.

Outre ses qualités de compétiteur, ses dirigeants ont également choisi Guardiola pour ses préceptes techniques, mais les débuts laborieux de son équipe, qui s'est imposée contre Sunderland samedi en championnat (2-1) grâce à un but contre-son-camp à la 87e minute, montrent que ses joueurs n'ont pas encore assimilé, notamment derrière, l'encyclique du Saint Pep.

Celui-ci commence en effet seulement le grand ménage dont City, arrivé en fin de cycle, a besoin.

S'il s'est renforcé, l'effectif n'a encore perdu personne. Le couperet menace toutefois dangereusement, et à des degrés divers, le gardien Joe Hart, le défenseur Eliaquim Mangala, les milieux Samir Nasri et Yaya Touré ou l'attaquant Wilfried Bony, tous des internationaux confirmés.

Les deux Français ainsi que le buteur ivoirien ne figurent d'ailleurs pas sur la liste transmise à l'UEFA pour ce match, tandis que Touré n'est pas du voyage à Bucarest.

Du côté de ce qui fonctionne, Agüero, même sur penalty, a déjà ouvert son compteur, tandis que Sterling semble avoir digéré une première saison décevante avec les Citizens.

A noter enfin que, pour maigre qu'elle soit, l'expérience de City face aux clubs roumains est un bon souvenir, ses deux uniques matches contre Timisoara en 2010 coïncidant avec deux victoires (2-0 et 1-0).

Le Steaua, club-phare des Carpates champion d'Europe en 1986, ne peut pas vraiment en dire autant de son vécu face aux représentants anglais.

Les Roumains restent en effet sur neuf matches d'affilée sans victoire depuis avril 2006 et un match remporté face à Middlesbrough, leur 5e et dernier succès en 18 rencontres.

Le Steaua, qui n'a plus disputé la phase de poules depuis l'automne 2013, affiche toutefois une forme dont City doit se méfier.

Déjà en tête de son championnat, l'équipe de Laurentiu Reghecampf reste sur quatre victoires depuis son nul au match aller du 3e tour de qualifications contre le Sparta Prague (1-1 et 2-0). Elle n'a également concédé aucun but lors de ses trois dernières sorties tandis que son meneur international Nicolae Stanciu en a déjà inscrit quatre... dont les trois du tour précédent.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG