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Burundi : un second membre de la Céni en fuite


Un manifestant menotté par la police, mains derrière le dos, lors des protestations dans le district de Cibitoke, à Bujumbura, Burundi, vendredi 29 mai 2015

Un manifestant menotté par la police, mains derrière le dos, lors des protestations dans le district de Cibitoke, à Bujumbura, Burundi, vendredi 29 mai 2015

Des proches de sa famille ont confirmé lundi la fuite d’Illuminata Ndabahagamye après la démission de celle-ci de la Céni burundaise. Elle est la deuxième personne à poser le même geste après celui de la vice-présidente de la commission, la semaine dernière.

Illuminata Ndabahagamye "se cachait depuis vendredi, elle avait peur, elle a subi beaucoup de pression et était suivie par les services de renseignements", a déclaré un proche de sa famille à l’AFP.

La source confirme que Mme Ndabahagamye a envoyé sa lettre de démission lundi matin.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) n’a pas encore confirmé la démission. "Les membres du bureau (de la Céni) n'ont pas encore vu ce courrier formellement", a réagi le président de la commission, Pierre-Claver Ndayicariye.

Mme Ndabahagamye est la deuxième personne à démissionner et à fuir après Spes Caritas Ndironkeye, la vice-présidente de la Céni qui s’est réfugiée depuis son escapade au Rwanda.

Après la fuite de ces personnes, le nombre de commissaires nationaux de la Céni burundaise désignés par le président et approuvés par l'Assemblée nationale, est réduit à trois.

Avec le départ de Mme Ndabahagamye, la Céni ne devrait plus être en mesure de prendre de décisions car il faut au minimum les trois quarts des votes de ses commissaires, soit quatre votes sur cinq.

"Si ce courrier existe, il est d'abord destiné au chef de l'Etat. Est-ce que nous pouvons travailler à trois? Oui, la preuve, depuis vendredi jusqu'aujourd'hui nous sommes en train de travailler", a affirmé M. Ndayicariye à l'AFP.

Au moins 30 personnes, selon l’AFP, ont été tuées dans les violences déclenchées depuis l’annonce –il y a plus d’un mois- de la candidature du président Pierre Nkurunziza en vue d’un troisième mandat, contestée par l’opposition et la rue.

Les chefs de l’Etat de la région de l’Afrique de l’Est ont demandé, dimanche, lors d’un sommet à Dar es Salam en l’absence de leur homologue burundais un report des élections.

Lundi, les manifestants ont observé une trêve mais ont promis de reprendre le mouvement mardi.

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