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L’UE annonce procéder à une évacuation partielle et temporaire au Burundi


Photo d’archives : Un soldat burundais armé d’un fusil et d’un lance-roquettes patrouille les rues de Bujumbura, Burundi - 8 novembre 2015. (AP Photo)

Photo d’archives : Un soldat burundais armé d’un fusil et d’un lance-roquettes patrouille les rues de Bujumbura, Burundi - 8 novembre 2015. (AP Photo)

L'Union européenne affirme avoir décidé d'"évacuer" les familles et des personnels non essentiels du Burundi, après avoir évalué les derniers risques qui y prévalent.

L'Union européenne a décidé d'"évacuer" les familles et des personnels non essentiels de sa délégation au Burundi, secoué par des violences, "sur la base d'une nouvelle évaluation des risques", ont indiqué à l'AFP deux responsables européens.

"Nous avons décidé d'évacuer temporairement les familles et une partie du personnel non essentiel, mais la délégation continuera de fonctionner normalement", a précisé une source européenne.

"La décision a été prise sur la base d'une nouvelle évaluation des risques liés à la situation au Burundi", a souligné la même source.

"On a réduit le volume de nos personnels de façon à le réduire au staff essentiel. On voit bien que la situation est dangereuse à Bujumbura, nous prenons donc des mesures pour notre personnel et les familles" qui devraient quitter le pays "dans les jours qui viennent", a expliqué un autre responsable européen.

La candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon ses adversaires à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006), a plongé le Burundi dans une grave crise ayant fait au moins 240 morts et 200.000 réfugiés depuis fin avril. Les violences quasi quotidiennes entre groupes armés laissent craindre un retour de violences à grande échelle.

L'UE a invité le Burundi à des consultations sur les atteintes aux droits de l'homme et aux principes démocratiques, un processus prévu dans les accords de Cotonou qui, s'il échoue, peut conduire les Européens à suspendre l'aide au développement versée aux autorités.

Celles-ci doivent répondre d'ici la fin novembre à la lettre d'invitation adressée au président Pierre Nkurunziza, mais l'Union n'avait pas encore reçu vendredi de réponse formelle, selon plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles.

La Belgique, ancienne puissance coloniale, a de son côté conseillé vendredi à ses ressortissants de quitter le pays, en raison notamment des "propos hostiles à la Belgique et des menaces à l'encontre des ressortissants belges (qui) ont (..) été diffusés".

Les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui se retrouvent lundi à Bruxelles, doivent notamment faire le point sur la situation au Burundi et appeler dans un texte commun à la fin des violences.

Avec AFP

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