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Burundi : trêve dans les manifestations contre Nkurunziza


La police burundaise arrête un manifestant au cours des affrontements avec les forces de sécurité dans le district de Cibitoke, à Bujumbura, Burundi, le 29 mai 2015.

La police burundaise arrête un manifestant au cours des affrontements avec les forces de sécurité dans le district de Cibitoke, à Bujumbura, Burundi, le 29 mai 2015.

Un calme relatif règne lundi à Bujumbura et dans d’autres villes du Burundi. Les manifestants observent une trêve au lendemain d’un sommet des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Est sur la crise burundaise.

Les magasins étaient ouverts et la présence policière était relativement discrète dans la capitale du pays. L'activité suivait son cours normal dans le centre-ville.

Même dans les habituels quartiers contestataires, à Musaga, Kanyosha et Kinanira, la situation était plutôt calme dans les rues. Les habitants vaquaient à leurs occupations, alors que la plupart des routes avaient été dégagées des barricades de fortune érigées par les manifestants.

La veille, des chefs d’Etat de la région d’Afrique de l’Est, réunis à Dar es Salaam en l’absence du président Pierre Nkurunziza, ont recommandé "un long report des élections" sans se prononcer sur la candidature contestée de leur homologue pour un troisième mandat.

Les protestataires ont promis de reprendre leurs manifestations dès mardi.

Jérémie Minani, un des responsables du mouvement, a confirmé que la coordination de la campagne contre le troisième mandat présidentiel avait décrété une trêve pour ce lundi. "Nous la respectons. Nous nous préparons pour demain, il va y avoir une grande manifestation pour dire non à un troisième mandat" du président Nkurunziza, a promis M. Minani.

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