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Burundi : oui à la coopération Nord-Sud, mais non au néo-colonialisme - Alain Nyamitwe


Les tensions persistent au Burundi. (Archives - AP Photo/Jerome Delay)

Les tensions persistent au Burundi. (Archives - AP Photo/Jerome Delay)

Le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Nyamitwe, a dit que son pays croit en la coopération Nord-Sud, mais pas dans le néo-colonialisme, l’impérialisme et la domination des nations du Sud par l’Occident.

Dans une interview au service anglais de la VOA, il a souligné que les nations souveraines ont le droit de prendre des décisions conformes à leurs propres intérêts nationaux. La semaine dernière, l’Union européenne a imposé une interdiction de voyager, ainsi qu’un gel des avoirs de quatre officiels burundais qu’elle accuse de bloquer les efforts pour résoudre la crise politique au Burundi.

Lundi, le CNDD-FDD du président Pierre NKurunziza a publié un communiqué accusant l’UE de chercher à fomenter des divisions ethniques en appuyant les protestataires anti-gouvernementaux. Selon le chef de la diplomatie burundaise, si les nations de l’Union européenne mettent fin à leur assistance à son pays, elles n’empêcheront pas son gouvernement de prendre les décisions qu’il juge dans l’intérêt national. M. Nyamitwe a déclaré que la décision de l’UE d’imposer des sanctions est unilatérale, et que le Burundi n’est pas content.

Le pays a connu des violences sanglantes le weekend dernier. Huit personnes ont été tuées dans des affrontements, entre la police et les opposants au troisième mandat de Pierre Nkurunziza. D’autres sources font état de plus de quinze morts. La situation est loin de s’apaiser dans plusieurs quartiers du nord de la capitale burundaise où plusieurs grenades ont explosé lundi soir.

Eric Manirakiza a interrogé Innocent Muhozi, directeur général de la radio-télévision Renaissance du Burundi sur les raisons de ce regain de violence :

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