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L'armee burundaise présente à la presse près de 80 rebelles


Pierre Nkurunziza, président du Burundi, lors du défilé miliatire le 1er juillet 2015 (AP Photo/Berthier Mugiran

Pierre Nkurunziza, président du Burundi, lors du défilé miliatire le 1er juillet 2015 (AP Photo/Berthier Mugiran

Le porte-parole de l'armée, le colonel Gaspard Baratuza, a indiqué lors de la présentation de ces rebelles que 170 d’entre eux ont été appréhendés lors d'affrontements près de la frontière rwandaise.

Selon le colonel Baratuza, des affrontements ont eu lieu vendredi et samedi dans les provinces septentrionales de Kayanza et Cibitoke, séparées par une forêt de Kibira, qui a servi de repaire aux groupes rebelles pendant la guerre civile burundaise (1993-2006).

Les auteurs d'un putsch manqué à la mi-mai contre le président Nkurunziza ont confirmé, à l’Agence France Presse (AFP) avoir affronté l'armée au cours du weekend dans ces deux provinces. Ils ont assuré ne pas avoir attaqué mais avoir, à l'inverse, été la cible d'une offensive de l'armée, qui, selon des habitants, aurait agi sur des renseignements fournis par la population.

"Nos troupes étaient calmes et se préparaient à lancer des attaques, pour arrêter Nkurunziza dans son objectif de décrocher un troisième mandat", a déclaré à l'AFP par téléphone Léonard Ngendakumana, bras-droit du chef putschiste Godefroid Niyombare.

La candidature de M. Nkurunziza à la présidentielle du 21 juillet a non seulement motivé un coup d'Etat manqué, mais aussi, en amont, un mouvement de contestation populaire réprimé par la police. Plus de 70 personnes sont mortes dans les violences liées à la crise, qui a par ailleurs poussé quelque 150.000 Burundais se réfugier dans les pays voisins - République démocratique du Congo (RDC), Rwanda et Tanzanie.

Les adversaires de Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, jugent un troisième mandat anticonstitutionnel et contraire à l'accord d'Arusha qui avait permis de clore le sanglant conflit civil qui avait fait quelque 300.000 morts.

Le président ougandais Yoweri Museveni, mandaté comme médiateur par la communauté est-africaine, se rendra au Burundi dans une semaine pour tenter une ultime médiation dans la crise qui secoue le pays depuis l'annonce fin avril de la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat.

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