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Burundi : Pierre Nkurunziza s'est engagé à un "dialogue inclusif", selon Ban Ki-moon


Rencontre entre Ban Ki-moon et le président burundais Pierre Nkurunziza le 23 février 2016 à Bujumbura. (VOA/Christophe Nkurunziza)

Rencontre entre Ban Ki-moon et le président burundais Pierre Nkurunziza le 23 février 2016 à Bujumbura. (VOA/Christophe Nkurunziza)

Le secrétaire général de l'ONU a rencontré mardi à Bujumbura le président burundais pour tenter de trouver une solution à la crise qui secoue le pays. Reportage de notre correspondant Christophe Nkurunziza.

Le secrétaire general des Nations Unies s’est entretenu mardi 23 février à Bujumbura avec le numero un burundais, Pierre Nkurunziza.

Pour Ban Ki Moon, l’urgence humanitaire doit pousser sans délai les autorités burundaises à s’asseoir avec les véritables bélligérants de la crise inter-burundaise. Et il faut faire vite, c’est du moins ce qu’a declaré Ban Ki-moon au cours d’une conference de presse conjointe avec le president Pierre Nkurunziza.

Les responsables politiques de l'opposition et du parti au pouvoir "ont promis de s'engager dans un dialogue inclusif. C'est ce que le président Nkurunziza a également confirmé, qu'il allait s'engager dans un dialogue politique", a déclaré M. Ban à l'issue de son entretien avec le président burundais.

Cette annonce, qui comprend encore des zones d'ombre, s'inscrit dans une série de mesures prises ces derniers jours par le gouvernement burundais - levée de mandats d'arrêts internationaux, autorisation de réémettre pour deux radios - interprétées mardi par le secrétaire général de l'ONU comme des "gestes de bonne volonté".

"Les responsables politiques burundais doivent être prêts à rassembler le courage et la confiance qui aboutiront à un processus politique crédible", a ajouté Ban Ki-moon. "Je me trouve au Burundi au moment où le pays est en crise (...) Nous ne pouvons nous permettre de le voir sombrer", a rappelé le secrétaire général de l'ONU.

De son côté, le président Nkurunziza s'est référé à une résolution des Nations unies, adoptée en novembre 2015, qui appelait le gouvernement à dialoguer avec tous les interlocuteurs "pacifiques", à l'intérieur ou à l'étranger.

"Ce dialogue concerne tous les Burundais à l'exception de ceux qui sont engagés dans des actes de déstabilisation", a précisé mardi le président Nkurunziza, alors qu'une dizaine de grenades ont explosé dans la nuit dans plusieurs quartiers de la capitale, faisant une dizaine de blessés selon la police.

Le secrétaire général des Nations unies avait rencontré lundi soir quatre responsables de la majorité et de l’opposition en excluant les partis satellites. "Rien ne les empêche de continuer sur cette voie", a-t-il estimé mardi.

Ban Ki-moon a ensuite quitté le Burundi pour Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo voisine, deuxième étape de sa tournée africaine.

Avec AFP

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