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Burundi : Nkurunziza condamne l’agression d’un journaliste


Pierre Nkurunziza, président du Burundi

Pierre Nkurunziza, président du Burundi

Un communiqué de la présidence burundaise déplore le mauvais traitement qui a été infligé à Esdras Ndikumana, journaliste des médias français, arrêté et torturé par des membres des services des renseignements.

Esdras Ndikumana, 54 ans, correspondant au Burundi de l'AFP et de RFI depuis une douzaine d'années et figure du journalisme indépendant dans son pays, affirme avoir été arrêté puis roué de coups par des membres du Service national de renseignements (SNR) alors qu'il prenait des photos sur les lieux de l'assassinat du général Adolphe Nshimirimana, proche du chef de l'Etat et cacique du régime.

Dans les locaux du SNR, M. Ndikumana avait été violemment frappé au dos, aux jambes et sur la plante des pieds, pendant près de deux heures, avant d'être relâché et hospitalisé avec un doigt fracturé, de multiples contusions et pouvant à peine marcher.

Son arrestation avait eu lieu en présence de plusieurs hauts responsables du parti au pouvoir, de chefs des services de sécurité, ainsi que des

Plus d'une dizaine de jours après les faits, le communiqué de la présidence burundaise, signé du conseiller Willy Nyamitwe, assure "condamner ce comportement violent et inacceptable dans un État de droit".

"Le chef de l'Etat a personnellement instruit l'Administrateur général du SNR de déterminer exactement les circonstances de ces actes d'un autre âge afin que les auteurs soient poursuivis et châtiés conformément à la loi", affirme M. Nyamitwe.

"La présidence espère que cet impair ne nuira pas aux relations de bonne collaboration entre les institutions et le monde des médias", conclut le texte.

Esdras Ndikumana est actuellement soigné à l'étranger pour une fracture du doigt, un déchirement du tympan, des douleurs persistantes sous les pieds et dans le dos, ainsi qu'un taux de diabète préoccupant, conséquence notamment du choc de l'agression.

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