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Les leaders de la contestation burundaise appellent les manifestants à "vaincre la peur"


Le président du Burundi Pierre Nkurunziza après son retour à Bujumbura, la capitale.
Le président du Burundi Pierre Nkurunziza après son retour à Bujumbura, la capitale.

Ils ont lancé leur appel mardi face à un millier de personnes (d’après l’AFP) réunies à Musaga, un des quartiers chauds de la contestation.

Les manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat ont repris mardi dans plusieurs quartiers périphériques de Bujumbura.

"Le sang versé (...) nous enseigne qu'il ne faut pas avoir peur, nous devons vaincre notre peur et continuer à manifester malgré les menaces proférées par le conseil national de sécurité ou par le président lui-même", a déclaré à Musaga Dieudonné Bashirahishize au nom de la société civile burundaise. Il a fait observer une minute de silence "pour les martyrs du combat pour la liberté", en parlant de la vingtaine de personnes tuées depuis le début des manifestations.

Cinq responsables du mouvement Arusha dont certains vivent dans la clandestinité ont rejoint les manifestants de Musaga, où ils ont pris la parole.

Le mouvement est baptisé Arusha en référence aux accords de paix qui avaient mis fin à la guerre civile (1993-2006), et regroupe les partis d'opposition et organisations de la société civile engagés dans la lutte contre le troisième mandat.

Mardi, malgré les tirs de sommation de militaires, des dizaines, voire des centaines de jeunes ont manifesté dans la journée dans plusieurs quartiers périphériques.

Le meeting de Musaga a été un moment perturbé par l'arrivée de plusieurs blessés, dont certains , selon l'AFP, avaient le visage tuméfié ou ensanglanté: ils ont dit avoir été attaqués dans un quartier voisin par des Imbonerakure, la ligue de jeunesse du parti au pouvoir (que l'ONU considère comme une milice), accompagnés de policiers.

Un autre incident était signalé par des témoins dans le quartier de Mutakura.

Les leaders du mouvement Arusha ont souligné dans leurs interventions que leur mouvement n’avait rien à avoir avec le coup d’Etat manqué de la semaine dernière du général Godefroid Niyombare.

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