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La présidentielle burundaise pas conforme aux normes démocratiques


Une dame vote, son bébé sur le dos, au Burundi

Une dame vote, son bébé sur le dos, au Burundi

La mission d’observation de la Communauté est-africaine a indiqué que la paix relative le jour du scrutin n’a pas occulté le manque de transparence, de liberté et de crédibilité qui ont caractérisé ce scrutin boycotté par l’opposition burundaise.

Le communiqué est publié sur le site internet de l'organisation est-africaine, qui réunit le Burundi, le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda et la Tanzanie.

Malgré "une paix relative le jour du scrutin", le "principe du choix a été gêné par, entre autres, l'insécurité (...) les limitations de l'espace démocratique et des libertés civiles - dont les libertés d'expression, de réunion, des médias, de faire campagne - et par le boycott de la part des partis d'opposition", a souligné la mission d'observation.

Les observateurs est-africains rappellent, dans le communiqué, que "la période électorale a été caractérisée par l'angoisse et l'incertitude".

"Le processus électoral n'a pas répondu aux principes et aux normes d'élections libres, équitables, pacifiques, transparentes et crédibles" définis au niveau international et continental, explique la mission d'observation.

Selon les résultats proclamés vendredi par la Commission électorale, le président Nkurunziza a été réélu au premier tour, avec 69,41% des voix, pour un troisième mandat que ses adversaires jugent contraire à la Constitution.

La candidature de M. Nkurunziza a plongé fin avril le pays dans une grave politique émaillée de violences ayant fait plus de 80 morts. Les autorités ont déjoué en mai un coup d'Etat militaire et maté, via une brutale répression, six semaines de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura.

Mais les violences politiques se poursuivent - attentats à la grenade, assassinats - et des combats ont opposé récemment l'armée à des rebelles dans le nord du pays.

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