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Burundi : deux obus de mortier auraient été tirés aux abords du palais présidentiel


Un soldat burundais à Bujumbura, Burundi, le 8 novembre 2015. (AP Photo)

Un soldat burundais à Bujumbura, Burundi, le 8 novembre 2015. (AP Photo)

Une source au sein des insurgés a revendiqué le tir de "deux obus de mortier (...) peu après minuit" dans la nuit de mercredi à jeudi. La police a qualifié l'incident de "mensonge".

"Deux obus de mortier sont tombés cette nuit (de mercredi 18 à jeudi 19 novembre, NDLR) tout près des résidences de deux diplomates occidentaux qui habitent juste à côté du palais présidentiel (du quartier) de Kiriri (...) sans faire aucun dégât fort heureusement", ni de victime, a déclaré à l'AFP un ambassadeur en poste au Burundi, qui a requis l'anonymat.

Cette information a été confirmée par deux hauts diplomates de différentes ambassades.

De nombreux habitants de la capitale burundaise avaient fait état dans la nuit sur les réseaux sociaux de "deux fortes explosions", sans pouvoir en préciser la nature.

Une source au sein des insurgés ayant pris les armes pour chasser du pouvoir le président Pierre Nkurunziza a revendiqué le tir de "deux obus de mortier (...) peu après minuit". Ces obus "visaient le palais présidentiel mais sont tombés un peu plus loin malheureusement", a expliqué cette source.

Les obus ont été tirés des hauteurs de la province du Bujumbura-Rural, fief des FNL, ex-rébellion durant la guerre civile (1993-2006), rivale de l'autre rébellion hutu du CNDD-FDD, devenu le parti de M. Nkurunziza.

La police dément

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, a de son côté démenti l'incident qualifié de "mensonge". "On en a entendu parler et on est allé vérifier (...) ça n'a jamais existé", a-t-il assuré.

En octobre, des sources diplomatiques avaient signalé des tirs d'obus de mortier dans le même secteur, les premiers depuis le début de la contestation déclenchée fin avril par la candidature de M.Nkurunziza à un 3e mandat, que ses adversaires jugent contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile.

La répression de six semaines de manifestations populaires, l'écrasement d'une tentative de coup d'Etat militaire et la réélection en juillet de M. Nkurunziza n'ont pas empêché l'intensification des violences, désormais armées.

Des militaires mutins ayant pris part au coup d'Etat manqué de mai ont annoncé leur intention de chasser M. Nkurunziza par les armes.

Durant la guerre civile, les groupes rebelles hutu tiraient régulièrement des obus depuis le Bujumbura-Rural sur la capitale, aux mains de l'armée alors dominée par la minorité tutsi.

Avec AFP

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