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Burundi : début d’enregistrement des candidatures pour la présidentielle


Deux hommes portant une valise, dépassent une barricade de feu à Bujumbura, Burundi, le 30 avril 2015.

Deux hommes portant une valise, dépassent une barricade de feu à Bujumbura, Burundi, le 30 avril 2015.

La commission électorale a commencé à recevoir les déclarations des candidatures à la présidence. Le pays a assisté à une journée du travail particulière, le défilé traditionnel ayant été délocalisé pour éviter les manifestants.

Le défilé a eu lieu sur le terrain de football d’une école de la périphérie de Bujumbura, bien loin des quartiers où se tiennent régulièrement des manifestations contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

Par ailleurs, des étudiants chassés des résidences universitaires ont passé la nuit devant l’ambassade américaine.

La grande partie de la population qui n’a pas pris part au défilé traditionnel du 1er mai, est restée cloitrée.

Certains quartiers, notamment ceux du Sud de Bujumbura, ressemblent désormais à des camps fortifiés. Non seulement qu’ils soient verrouillés par la police qui en contrôle les accès, ils sont de plus barricadés par des manifestants qui ont eu le temps d’y entasser davantage de carcasses de véhicules et semblent mieux organisés qu’avant.

Selon l’AFP, des jeunes gens s’y relaient jour et nuit, montant la garde, bâton à la main, pour empêcher les forces de sécurité d’y pénétrer.

Dans le même temps, des étudiants dont les résidences ont été fermées –pour des raisons de sécurité, selon le gouvernement- continuent à faire le pied de grue devant l’ambassade américaine, ne pouvant pas rejoindre l’intérieur du pays à cause de multiples barricades.

En réaction, l'émissaire du département d'Etat américain Tom Malinowski, a appelé le gouvernement burundais à ne pas laisser la situation dépasser un point de non-retour. Si cela se produit, les avancées de la dernière décennie seront vraiment en danger, a-t-il averti la veille.

La présidentielle burundaise est prévue le 26 juin. Si Pierre Nkurunziza ne cède à la pression, il pourrait entre autres faire face à Agathon Rwasa, ancien rebelle hutu.

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