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Burundi : début des consultations entre le gouvernement et l'UE mardi, sanctions à la clé


La police patrouille à Bujumbura, le 24 juillet 2015. (REUTERS/Mike Hutchings)

La police patrouille à Bujumbura, le 24 juillet 2015. (REUTERS/Mike Hutchings)

Ces consultations sur "les principes démocratiques, les droits de l'Homme et la gouvernance" peuvent durer jusqu'à 120 jours. A terme, l'UE, premier donateur au Burundi, peut décider de couper l'aide versée.

L'Union européenne et le Burundi vont entamer mardi 8 décembre, à Bruxelles, des consultations sur les atteintes à la démocratie au Burundi, secoué par une grave crise. Cette procédure est susceptible de conduire à la suspension de l'aide européenne, a indiqué jeudi une porte-parole de l'UE.

Ces consultations avec les autorités burundaises sur "les principes démocratiques, les droits de l'Homme et la gouvernance" peuvent durer jusqu'à 120 jours. Si, à l'issue de ces consultations, aucune amélioration n'est en vue, l'UE - qui est le premier donateur au Burundi - peut décider de suspendre l'aide directe qu'elle verse au gouvernement de Bujumbura.

Ces consultations ont pour objectif "de permettre un accord rapide sur des mesures initiales d'apaisement qui pourraient préparer la voie à un progrès substantiel vers la sortie de crise", avaient expliqué les ministres des Affaires étrangères de l'UE le 16 novembre.

Aucune information n'a été donnée à ce stade sur le niveau de participation, côté européen comme côté burundais, à ces consultations, prévues dans l'article 96 des Accords de Cotonou, qui régissent la coopération entre l'UE et les pays de la zone ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique).​

L'UE avait adopté début octobre des sanctions contre quatre personnalités au Burundi en raison de leur implication dans la répression et les violences contre des opposants et la société civile dans le pays.

Avec AFP

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