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Burundi : au moins quatre personnes tuées dans une attaques à la grenade


ARCHIVES - Des manifestants essaient d'éteindre des glammes sur une barricade en y jettant de l'eau.

ARCHIVES - Des manifestants essaient d'éteindre des glammes sur une barricade en y jettant de l'eau.

La présidence burundaise a accusé les opposants au président Pierre Nkurunziza d'être derrière les attentats. L’opposition dément toute responsabilité et accuse à son tour le pouvoir d'"instrumentaliser" ces attaques pour se débarrasser de ses contradicteurs.

Trois des quatre attaques ont visé des bars en province. La plus sanglante - quatre morts, 25 blessés- selon l’AFP, est survenue à Ngozi (nord), province natale et fief du chef de l'Etat. Deux autres ont été perpétrées dans celles voisines de Kirundo (un blessé) et Muyinga (pas de victime), selon leurs gouverneurs respectifs.

La quatrième attaque a blessé deux policiers en patrouille lundi matin à Bujumbura dans le quartier contestataire de Musaga, selon un haut gradé de la police ayant requis l'anonymat.

Les attaques à la grenade se multiplient à une semaine de législatives et communales controversées au Burundi.

Onze policiers avaient déjà été blessés dans la nuit de vendredi à samedi dans plusieurs attaques à la grenade à Bujumbura et, le 18 juin, une grenade avait blessé trois ouvriers d'un chantier, également dans la capitale.

Des vagues de protestation ont lieu dans le pays contre la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat annoncée le 26 avril alors la Constitution et l’accord d’Arusha le lui interdisent, selon l’opposition et la société civile.

Les élections ont été reportées. Les législatives doivent se tenir le 29 juin et de la présidentielle, le15 juillet.

Au moins 70 personnes ont été tuées dans cette vague de contestation, selon une organisation de défense des droits de l'Homme. Et, plus de 300.000 ont fui le Burundi pour les pays voisins.

Avec AFP

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