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Burkina Faso : L’opposition hausse de ton


Des manifestantes brandissent des spatules dans Ouagadougou, 27 octobre 2014

Des manifestantes brandissent des spatules dans Ouagadougou, 27 octobre 2014

L’opposition Burkinabée a annoncé mardi lors d’une manifestation, qu’elle haussait de ton dans sa lutte contre le projet de révision de la Constitution.

Des centaines de milliers de personnes, plus d’un million d’après les organisateurs, ont manifesté à Ouagadougou. Ils ont demandé le retrait pur et simple du projet de loi qui sera soumis au vote de l'Assemblée nationale jeudi 30 Octobre.

Ce projet vise à modifier la Constitution afin de permettre au président Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1987 de se représenter en l’année prochaine. La capitale Burkinabé était totalement paralysée ce mardi.

"Désormais notre lutte est entrée dans sa phase finale. Maintenant, ça passe ou ça casse. Maintenant, c’est la patrie ou la mort", a martelé Zéphirin Diabré, chef de l’opposition, dans un meeting monstre à Ouagadougou.

Il a annoncé que l’opposition ne va plus supplier mais mènera des actions.

Maitre Sankara Bénéwende, autre opposant connu, a ajouté qu’à partir d’aujourd’hui, ils lancent une campagne de désobéissance civile. La coalition contre la vie chère qui regroupe des syndicats et association de la société civile a appelé demain à la grève générale.

Plusieurs centaines de femmes avaient déjà manifesté hier à Ouagadougou contre toute modification de la Constitution. Par crainte de débordement, les autorités fermé les écoles et universités toute cette semaine et sur toute l’étendue du territoire.

Vendredi, le porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré avait indiqué dans une interview avec VOA Afrique que le changement répondait à une "légalité sans faille".

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