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Burkina: un troisième leader politique proche de l'ex-président Compaoré interpellé


Des gendarmes mènent une patrouille à Ouagadougou , Burkina Faso, 22 septembre 2015.

Des gendarmes mènent une patrouille à Ouagadougou , Burkina Faso, 22 septembre 2015.

Achille Tapsoba, le vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l'ancien président Blaise Compaoré, a été arrêté jeudi.

Son interpellation intervient dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat avorté du 17 septembre, a appris l'AFP de source sécuritaire.

"Il était recherché et s'est rendu dans un commissariat de police", a indiqué cette source sécuritaire.

Il est le troisième leader politique pro-Compaoré à être incarcéré après Léonce Koné, deuxième vice-président du CDP, et Me Hermann Yaméogo, président de l'Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), un parti proche de l'ancien régime, qui ont été interpellés lundi.

Un responsable de la société civile, Herman Badolo, qui avait été également interpellé lundi, a été libéré mercredi.

L'éphémère ministre délégué à la Sécurité, le colonel Sidi Paré, nommé en juin au gouvernement, soupçonné de collusion avec les putschistes, avait été interpellé mardi, selon la même source.

Du côté des militaires, une quinzaine d'officiers venant essentiellement du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), responsable du putsch, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat, pilotée au niveau juridique par la justice militaire et par une commission d'enquête nationale formée par le gouvernement.

Le général Gilbert Diendéré, leader du putsch, et l'ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé ont été inculpés mardi "d'attentat à la sûreté de l'Etat" et de "haute trahison".

Par ailleurs, le conseil des ministres s'est réuni jeudi pour la première fois au palais présidentiel de Kosyam depuis le coup d'Etat.

C'est dans ce palais que des soldats du RSP avaient fait irruption le 16 septembre en plein conseil des ministres, prenant en otage tous les membres du gouvernement pour proclamer le coup d'Etat le lendemain.

L'histoire du Burkina Faso, pays sahélien pauvre de 17 millions d'habitants, a été marquée par de nombreux coups d'Etat militaires depuis l'indépendance en 1960.

Les élections présidentielle et législatives initialement prévues pour le 11 octobre, qui doivent refermer la période de la transition instaurée après la chute de Blaise Compaoré il y a un an, ont été repoussées de "plusieurs semaines".

Avec AFP

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