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Burkina: un président de transition désigné dès ce dimanche soir


Le lieutenant-colonel Isaac Zida rencontrant les leaders de l'opposition, Ouagadougou, Burkina Faso, 2 nov. 2014.

Le lieutenant-colonel Isaac Zida rencontrant les leaders de l'opposition, Ouagadougou, Burkina Faso, 2 nov. 2014.

L’armée, l’opposition et la société civile ont déposé leurs listes de candidats à un collège de désignation, qui aura la responsabilité de choisir le futur président.

La nomination du futur président intérimaire du Burkina Faso, qui sera en charge jusqu’aux élections de fin 2015, devrait intervenir "lundi au plus tard", a estimé dimanche un membre de l’armée, interrogé par l’AFP.

L’armée, l’opposition et la société civile ont déposé à 11H30 (locales et GMT) leurs listes de candidats à un collège de désignation, qui aura la responsabilité de choisir le futur homme fort du pays, a constaté l’AFP.

Cette décision devrait être prise "lundi au plus tard", a déclaré à l’AFP un militaire présent sur place.

"On aura le nom au plus tard dimanche dans la nuit", a lancé, plus optimiste, Zéphirin Diabré, le chef de l’opposition burkinabè, qui fait partie de ce collège.

Le collège qui comprend 23 personnes, en majorité des civils, dont M. Diabré, s’est réuni une première fois dimanche matin dans un bâtiment de Ouaga 2000, un quartier aisé de Ouagadougou, à proximité de la présidence.

Certain de ses membres demeureront toute la journée sur place, pour rencontrer les postulants, avant une séance de travail prévue à 18H00.

Un cinquième nom a complété la liste des personnalités déjà connues: Michel Kafando, un diplomate émérite, a été proposé par l’armée aux côtés de l’archevêque Paul Ouédraogo et de Joséphine Ouédraogo, une ancienne ministre.

Société civile et opposition ont de leur côté présélectionné Mgr Ouédraogo, ainsi que les journalistes Cherif Sy et Newton Ahmed Barry.

L’actuel homme fort du pays, le Lt-colonel Isaac Zida, avait fixé à 12H00 dimanche l’heure limite pour déposer les candidatures. On ignore encore si les autorités civiles et religieuses ont bien déposé les leurs.

L’armée a pris le pouvoir le 31 octobre à la chute du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans de règne, et doit le rendre rapidement aux civils.

L’Union africaine avait lancé un ultimatum le 3 novembre au Burkina Faso, lui demandant de valider d’ici à quinze jours ses institutions de transition et de se choisir un président intérimaire. Ce délai expire lundi.

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