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Burkina : un ex-ministre de la transition mis en accusation pour "complicité" avec les putschistes


Un véhicule brûle devant le siège du parlement lors des manifestations de rue à Ouagadougou, Burkina Faso, 30 octobre 2014.

Un véhicule brûle devant le siège du parlement lors des manifestations de rue à Ouagadougou, Burkina Faso, 30 octobre 2014.

Le parlement burkinabè a voté jeudi la mise en accusation devant la Haute Cour de justice de l'ex-ministre délégué à la sécurité dans le gouvernement de transition, le colonel Sidi Paré, pour "complicité" avec les putschistes du 16 septembre.

Le colonel Sidi Paré est accusé d'"attentat et complicité d'atteinte à la sûreté de l'Etat". Il lui est reproché également sa "collaboration intentionnelle avec les ex-putschistes".

Le colonel Paré a été limogé le 25 septembre, dès le premier conseil des ministres post-putsch, et avait ensuite été interpellé pour son implication présumée dans le coup. Il est écroué depuis.

Il avait été nommé fin juillet, ministre délégué à la sécurité. Le parlement intérimaire a également mis en accusation l'ex-ministre de l'Economie et des finances du président déchu Blaise Compaoré, Lucien Marie Noël Bembamba, pour "détournement de deniers publics".

Selon les députés, M. Bembamba a "usé de manoeuvres frauduleuses" pour attribuer un marché public à une entreprise, lui permettant de "détourner 753 millions FCFA à son profit".

M. Bembamba, tout comme l'ensemble du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, fait déjà l'objet d'une mise en accusation devant la Haute cour de justice pour "coups et blessures volontaires, assassinats et complicité de coups et blessures et d'assassinats".

Le nouveau président élu du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré, un ancien baron du régime de Compaoré, doit prêter serment le 29 décembre.

Il a promis que la justice suivrait son cours: "Nul n'est au-dessus de la loi. La justice suivra son cours jusqu'au bout (...) Tous ceux qui sont concernés par des questions de justice, des questions aux antipodes de l'intérêt du peuple burkinabè seront soumis à la justice comme tout le monde", a-t-il prévenu.

Avec AFP

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