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Burkina : Roch Marc Christian Kaboré investi candidat à la présidentielle


Roch Marc Christian Kaboré, ancien baron de l'ex-chef de l'Etat Blaise Compaoré devenu opposant, a été investi dimanche candidat à la présidentielle d'octobre, dont il est l'un des favoris

"Je serai le candidat de l'espoir et de l'assurance d'un avenir meilleur pour tous les habitants du Burkina Faso. Je serai le candidat de la démocratie et des valeurs républicaines, culturelles et sociales", a-t-il lancé devant 15.000 sympathisants dans un stade de Ouagadougou.

M. Kaboré fut très longtemps un très proche de Blaise Compaoré, avant de tomber en disgrâce. Plusieurs fois ministre, conseiller spécial du chef de l'Etat, Premier ministre (1994-1996), président de l'Assemblée nationale (2002-2012), il a dirigé le parti présidentiel avant d'en être écarté en 2012.

Après avoir fondé le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) avec d'autres ex-apparatchiks, il s'est farouchement battu contre une révision constitutionnelle visant le maintien de M. Compaoré au pouvoir, autant qu'il s'était engagé en faveur de ce projet alors qu'il était dans la majorité.

"En 27 ans de pouvoir, le régime déchu de Blaise Compaoré a un lourd passif en matière de gouvernance, de crimes politiques et économiques, d'impunité, de gabegie, d'exploitation éhontée des biens du peuple", a énuméré Roch Christian Antoine Kaboré, dans un discours qui se voulait en rupture avec l'ancien système auquel il a longtemps appartenu.

M. Kaboré a promis de mettre fin à la quatrième République, selon lui "taillée sur mesure par un homme et pour un homme", et s'est engagé à opérer une réforme de la justice et une "réorganisation des forces armées et de sécurité".

Une grave crise oppose actuellement la garde présidentielle, ancien pilier du régime Compaoré, et l'actuel Premier ministre Isaac Zida, dont elle réclame le limogeage.

Homme affable à la taille et à la corpulence imposantes, issu de l'ethnie majoritaire mossi, ce candidat "de la jeunesse et des femmes" et "de la tolérance", selon ses dires, est considéré comme l'un des principaux favoris du scrutin.

La présidentielle et les législatives se tiendront le 11 octobre pour mettre fin à une période de transition démocratique ouverte après la chute de M. Compaoré.

Avec AFP

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