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Burkina : levée du couvre-feu en vigueur depuis septembre 2015


Des Burkinabès allumant des bougies lors d'une cérémonie commémorative pour les victimes de la récente attaque djihadiste à Ouagadougou, le 23 janvier 2016.

Des Burkinabès allumant des bougies lors d'une cérémonie commémorative pour les victimes de la récente attaque djihadiste à Ouagadougou, le 23 janvier 2016.

Le couvre-feu en vigueur depuis près de quatre mois après la tentative de putsch a été levé. Le gouvernement appelle toutefois le population à la "vigilance" après les attaques du 15 janvier 2016.

Il était jusqu'ici de 01h à 04h mais avait été plus sévère par périodes, commençant parfois à 21h pour se terminer à 06h.

"A compter de ce jour 25 janvier, le couvre-feu est levé sur toute l'étendue du territoire national. Cette mesure prend effet dès cette nuit", précise dans un communiqué le gouvernement qui "invite les populations des villages, des secteurs, des communes, des provinces et des régions à plus de vigilance".

Le couvre-feu avait été instauré le 17 septembre 2015 par les putschistes qui avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé fin octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir.

Ce coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré, a échoué après une mobilisation de la population soutenue par une partie de l'armée loyaliste.

Rétabli dans ses fonctions après l'échec du putsch, le gouvernement de transition dirigé alors par le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida a dissous le RSP mais maintenu le couvre-feu avec des réaménagements en fonction de l'évolution de la situation sécuritaire encore très précaire dans ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest de 17 millions d'habitants.

Le gouvernement démocratiquement élu du président Roch Marc Christian Kaboré l'avait également maintenu dans une version allégée avant de le durcir pendant deux jours (23H00 à 06H00) après les attaques jihadistes du 15 janvier dans le pays qui ont fait 30 morts et 71 blessés. Il avait été à nouveau allégé par la suite.

Avec AFP

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