Liens d'accessibilité

Burkina Faso : le FMI prévoit une croissance de 5%, en baisse de 1 à 2% pour 2014 et 2015


Le palais présidentiel, Ouagadougou, 23 novembre 2014.

Le palais présidentiel, Ouagadougou, 23 novembre 2014.

Le pays a connu un changement de régime après la chute fin octobre de Blaise Compaoré. I

La croissance, qui devait être de "6 à 7%", s'établira à "environ 5% en 2014 et 2015", a déclaré Laure Redifer, directrice adjointe du FMI pour l'Afrique, lisant un communiqué lors d'une conférence de presse.

"Les événements politiques de fin octobre ont exacerbé la situation existante mais ne constituent pas un élément majeur dans la révision des projections de croissance", a précisé Mme Redifer au terme d'une mission d'une semaine du FMI dans ce pays.

L'ex-président Blaise Compaoré a été renversé le 31 octobre par une insurrection populaire après 27 ans de règne pour avoir voulu réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir. Des pillages ont été commis durant la "révolution" burkinabè, qui a fait 24 morts et 625 blessés.

La baisse de croissance est due à la chute des cours internationaux du coton, dont le Burkina Faso est le premier producteur d'Afrique de l'Ouest, et de l'or, qui a supplanté en 2009 le coton comme premier produit d'exportation du pays, a expliqué le FMI.

En 2013, l'or avait contribué pour 20% au budget de ce pays pauvre enclavé d'Afrique de l'Ouest.

Les partenaires du Burkina Faso, dont le FMI, sont "désireux de soutenir le gouvernement de transition" et d'apporter "autant qu'ils peuvent" des "ressources additionnelles" pour soutenir le budget du pays, a-t-elle assuré.
Début décembre, le ministre burkinabè de l'Economie et des Finances Jean Gustave Sanon avait estimé la croissance à 5,1% pour 2014, contre 6,8% prévus.

Cette baisse s'expliquait selon lui par "l'attentisme" des investisseurs "pendant toute l'année 2014", marquée par une forte contestation politique.
roh/jf/eak/amd

XS
SM
MD
LG