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Burkina : le fils de Norbert Zongo exige la lumière sur la mort de son père


Guy Zongo, fils du journaliste assassiné le 13 décembre 1998 dans des conditions jusque-là non élucidées , exige, dans une interview à VOA Afrique, que la justice fasse la lumière sur la mort de son père.

La justice burkinabè a inculpé vendredi trois soldats de l’ancien régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo le 13 decembre

Selon des sources proches du dossier, il s’agit du caporal Wampasba Nacoulma, du sergent Banagoulo Yaro et du soldat Christophe Kombasséré. Ces soldats de l’ex-RSP (aujourd’hui dissous) sont aussi inculpés dans l’affaire Thomas Sankara, le président du Burkina Faso assassiné le 15 octobre 1987 lors du coup d’Etat de Blaise Compaoré.

"C’est cette lumière que le peuple réclame depuis maintenant 17 ans. Il y a toujours la même volonté au niveau du peuple de savoir ce qui s’est passé", soutient Guy Zongo.

Le fils du journaliste estime que les autorités burkinabè ont tout intérêt à faire la lumière sur cet assassinat car tôt ou tard la vérité sera connue.

Selon lui, "les commanditaires, sans citer personne, sont de l’ancien régime c’est-à-dire du régime Blaise Compaoré".

Guy Zongo joint par Arzouma Kompaore
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"Ces gens étaient au cœur du système pendant longtemps… depuis la mort (de Norbert Zongo NDLR) jusqu’aux 30 et 31 octobre 2014. Maintenant, il faut reconnaitre aussi que c’est un dossier un peu difficile parce que la majeure partie de ceux qui étaient sur le lieu (sont) ...décédés… avec Marcel Kafando, Edmond Nkwamo et autres", affirme-t-il.

"Les gens ont travaillé à éliminer tous les acteurs-clé du dossier, il reste seulement des commanditaires", regrette-t-il.

Norbert Zongo était le directeur de la publication du journal d’investigation "L’Indépendant". Son corps avait été retrouvé calciné avec celui de trois autres compagnons sur la route de Sapouy, à quelque 100 km de Ouagadougou. A l’époque, il enquêtait sur la mort suspecte, dans les locaux de la présidence, de David Ouédraogo, alors un des chauffeurs de François Compaoré, le frère cadet de Blaise Compaoré.

Une commission d’enquête indépendante avait désigné six "suspects sérieux" parmi les éléments de la garde présidentielle de Blaise Compaoré.

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