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Burkina : l'opposition à Compaoré exige le maintien des élections d'octobre


Le général de brigade Gilbert Diendéré, chef de file des putschistes au Burkina Faso.

Le général de brigade Gilbert Diendéré, chef de file des putschistes au Burkina Faso.

Pour l’opposition à l'ancien président burkinabé Blaise Compaoré, menée par l'un des deux favoris à la présidentielle, Roch Marc Christian Kaboré, le régime de transition renversé par un coup d'Etat jeudi doit être restauré, et les élections initialement prévues en octobre maintenues.

M. Kaboré a remis à la presse un communiqué soulignant cette position, avant de rencontrer le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et un des médiateurs dans la crise burkinabè.

Dans ce communiqué, la plate-forme regroupant les partis de l'ancienne opposition à Blaise Compaoré, le Cadre de Concertation des Partis politiques (CCPP) "rejette totalement et s'oppose fermement à tout cadre ou organe issu de ce putsch militaire" perpétré par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Compaoré.

La plate-forme "exige (...) l'arrêt immédiat de la répression brutale et meurtrière en cours, (...) le rétablissement des institutions de la transition (...), le maintien du calendrier électoral et la tenue des élections couplées à la date du 11 octobre 2015".

Tant que le CCPP n'aura pas obtenu satisfaction, il appelle "à la désobéissance civile".

Roch Marc Christian Kaboré, ancien proche de Compaoré, en était devenu l'un des plus virulents opposants après avoir pris ces distances avec l'ancien régime en 2012 et démissionné du parti au pouvoir en janvier 2014.

Avec AFP

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