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Burkina : fraîchement élu, Kaboré veut ouvrir son gouvernement à la société civile


Roch Marc Christian Kabore, à Ouagadougou, le 1er décembre 2015. (AP Photo/Theo Renaut)

Roch Marc Christian Kabore, à Ouagadougou, le 1er décembre 2015. (AP Photo/Theo Renaut)

"Dans la vie de la nation, on ne peut pas aujourd'hui occulter le rôle joué par les organisations de la société civile et les syndicats. Notre amitié doit continuer", a dit samedi le directeur de campagne de Kaboré.

Le président nouvellement élu du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré, veut ouvrir son futur gouvernement à la société civile, a annoncé samedi 5 décembre en conférence de presse son directeur de campagne, Salif Diallo.

"Nous prenons très au sérieux les organisations de la société civile. Nous avons dit que notre perspective n'est pas de créer un exécutif uniquement avec les partis politiques et d'entretenir des relations qu'avec des partis politiques", a déclaré M. Diallo aux journalistes.

"Dans la vie de la nation, on ne peut pas aujourd'hui occulter le rôle joué par les organisations de la société civile et les syndicats. Notre amitié doit continuer" a insisté M. Diallo, numéro 2 du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de Roch Marc Christian Kaboré.

"Bâtir un Burkina nouveau"

"Le président démocratiquement élu a dit dans sa première adresse (...) qu'il va ouvrir un dialogue avec toutes les structures composant ce pays, pour bâtir un Burkina nouveau, dynamique, démocratique et prospère", a encore rappelé le directeur de campagne.

La société civile burkinabè a été en pointe des manifestations populaires qui ont conduit en octobre 2014 à la chute du régime du président Blaise Compaoré, au pouvoir durant 27 ans. Elle a contribué en septembre à l'échec du putsch militaire mené par des pro-Compaoré, en soutenant l'armée loyaliste.

Roch Marc Christian Kaboré, 58 ans, a remporté l'élection présidentielle du 29 novembre avec 53,49 % des voix devant Zéphirin Diabré, qui a recueilli près de 30 % des suffrages. Ancien baron de Compaoré, il est tombé en disgrâce en 2012, avant de claquer la porte du parti présidentiel en janvier 2014, pour fonder son propre parti, le MPP, avec d'autres anciens caciques du régime.

Le MPP exclut toute alliance avec le CDP

Le MPP a également remporté à la majorité simple - 55 députés sur 127- les élections législatives organisées le même jour que la présidentielle.

M. Diallo a indiqué que les petits partis qui ont défendu la candidature de "Roch" le soutiendront au Parlement avec leurs cinq députés. Par ailleurs, le MPP est en "débat" avec l'Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) de Me Bénéwendé Stanislas Sankara qui a obtenu cinq sièges de députés.

"Nous n'avons pas de débats seulement avec les sankaristes. Nous voulons une alliance plus large pour gérer le pouvoir d'Etat avec tous ceux qui veulent soutenir le programme du président démocratiquement élu", a ajouté M. Diallo.

Le MPP exclut cependant toute alliance avec le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de Compaoré, pourtant socio-démocrate comme lui.

Avec AFP

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