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Burkina Faso : un recours de la société civile contre l’éligibilité des proches de Compaoré


Une manifesation contre la tentative d'une modification de la Constitution qui aurait pu permetter à Blaise Compaoré de briguer un troisième mandat, à Ouagadougou, Burkina Faso, 31 octobre 2014.

Une manifesation contre la tentative d'une modification de la Constitution qui aurait pu permetter à Blaise Compaoré de briguer un troisième mandat, à Ouagadougou, Burkina Faso, 31 octobre 2014.

La société civile a saisi pour ce faire le Conseil nationale de la transition, le parlement de la transition.

Le Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC), une plate-forme de la société civile, demande au parlement de la transition d’annuler certaines listes électorales de certains partis politiques conformément aux dispositions du Code électoral.

" Au regard des causes immédiates de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, les auteurs de la modification de l’article 37 de notre loi fondamentale devraient être sanctionnés d’un point de vue politique avant que la sanction judiciaire ne soit prononcée ", écrit le CCNOSC.

Sept personnes sont particulièrement visées par cette requête de la société civile qui les accuse d’avoir soutenu l’année dernière le projet de modification de la constitution pour permettre à l’ancien président Blaise Compaoré de briguer un 3e mandat.

" C’est sans nul doute ce qui a donné lieu à la particularité de ce nouveau code électoral qui introduit de nouvelles dispositions notamment sur l’inéligibilité aux élections présidentielles, législatives et municipales", ajoute-t-il.

Le Conseil nationale de la transition avait voté un code électoral excluant les partisans de M. Compaoré pour les raisons évoquées par la société civile.

Mais le code électoral a été invalidé après que la Cour de justice de la Cédéao a ordonné au Burkina Faso "de lever les obstacles à une participation aux élections consécutifs à cette modification".

M. Compaoré qui a régné sur le Burkina Faso 27 ans, a été chassé du pouvoir, le 31 octobre 2014, après une série de manifestations opposées à sa tentative de modifier la Constitution pour rester au pouvoir.

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