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Burkina Faso : signature d’un pacte national pour l’indépendance de la justice


Michel Kafando, président de la transition au Burkina Faso

Michel Kafando, président de la transition au Burkina Faso

Le pacte signé samedi par les composantes de société burkinabè a pour but d’assurer une séparation stricte des pouvoirs entre exécutif et judiciaire dans ce pays ouu des magistrats se sont toujours plaints de la pression du gouvernement.

Le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida, la société civile et les autorités coutumières et religieuses ont apposé leur signature, au terme états généraux de la justice, dans ce document d’une vingtaine de pages qui évoque le renouveau de la justice.

"Le pacte est important parce qu'il redéfinit les fonctions, le rôle, le comportement du juge, qui doit désormais être basé sur une indépendance réelle du magistrat vis-à-vis des influences politiques et économiques", a déclaré le président Michel Kafando à la presse.

Près de 2.000 personnes ont pris part aux états généraux de la justice.

"Les magistrats du parquet ne doivent en aucun cas subir des pressions ou des influences de leur hiérarchie dans le cadre du traitement des dossiers dont ils ont la charge", indique le texte signé.

Le pacte prévoit une réforme du Conseil supérieur de la magistrature et des sanctions disciplinaires et pénales contre les magistrats qui ne respecteraient pas leur serment.

VOA/AFP

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