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Burkina Faso: l'armée promet la mise en place d'un organe de transition


Manifestation dimanche contre les militaires sur la Place de la Nation à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso (AFP)

Manifestation dimanche contre les militaires sur la Place de la Nation à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso (AFP)

Dans un communiqué publié dimanche soir, l’armée a déclaré qu’un « organe de transition sera mis en place avec toutes les composantes qui seront arrêtées par un large consensus ».

L’armée burkinabè, qui a pris le pouvoir vendredi, affirme qu’elle va installer un gouvernement d'unité nationale pour superviser la transition politique suite au départ du président Blaise Compaoré.

Dans un communiqué publié dimanche soir, l’armée a déclaré qu’un « organe de transition sera mis en place avec toutes les composantes qui seront arrêtées par un large consensus, et dont la durée sera précisé ». Mais elle n'a pas fourni d’autres détails. Cette annonce est intervenue au terme d’une journée très confuse à Ouagadougou, où des protestataires ont manifesté contre les militaires Place de la Nation. L'incertitude régnait quant au nouveau régime appelé à gouverner le pays.

Peu de temps après la démission forcée de M. Compaoré, deux officiers de l'armée ont décidé d’assumer le pouvoir. L'un d'eux, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, a été désigné samedi à la tête de la transition.

Mais dimanche, des soldats de la garde présidentielle ont tiré des coups de feu pour dégager des manifestants rassemblés devant le siège de la télévision nationale, après qu’une dirigeante de l'opposition, Sara Sérémé, soit arrivée sur les lieux avec un groupe de partisans. Pour l'instant, on ne signale aucun blessés en rapport avec ces tirs.

En fin de journée, l'Union européenne (UE) a appelé l'armée du Burkina Faso à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.

Les États-Unis et les Nations Unies ont appelé à un transfert de pouvoir à un régime civil. Un porte-parole de l'ONU évoqué la possibilité de sanctions si Zida s’accroche au pouvoir.

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