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Burkina Faso : le gouvernement dissout la principale association pro-Compaoré


Des Burkinabè, lors des manifestations qui conduit à la chute de l'ex-président Blaise Compaoré, le 30 octobre 2014, à Ouagadougu, Burkina Faso.

Des Burkinabè, lors des manifestations qui conduit à la chute de l'ex-président Blaise Compaoré, le 30 octobre 2014, à Ouagadougu, Burkina Faso.

La Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP-BC) a été dissoute par un décret du Conseil des ministres tenu mercredi.

"La FEDAP-BC, contrairement à son statut apolitique, a pris des positions politiques qui ont contribué à détériorer l'ordre public les 30 et 31 octobre 2014", jours de l'insurrection populaire qui a renversé le régime Compaoré, a justifié le gouvernement.

La dissolution de la FEPAC-BC intervient à cinq mois d'élections présidentielle et législatives au Burkina Faso.

L'association avait été créée en 2007. Elle a activement milité pour la révision de la Constitution, voulue par l'ex président pour se maintenir au pouvoir.

La FEDAP-BC était déjà suspendue mi-décembre par les autorités. Son président Adama Zongo est emprisonné depuis début avril pour des malversations foncières. Une partie de la société civile réclamait ouvertement sa dissolution.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti présidentiel, et une autre formation de l'ex-majorité avaient également été suspendus durant deux semaines en décembre, avant d'être rétablis.

Le CDP a affirmé faire l'objet de "tracasseries" depuis qu'il a perdu le pouvoir.

Une quinzaine de ses cadres sont en prison et de nombreux autres en exil, selon son secrétaire exécutif national adjoint, Naboho Kanidoua.

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