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Buhari s’engage à récupérer l’argent du pétrole volé


Muhammadu Buhari, le président du Nigeria

Muhammadu Buhari, le président du Nigeria

Le porte-parole du président nigérian a indiqué que Muhammadu Buhari attendait le soutien des Etats-Unis et d’autres pays pour retracer l’argent de vols et de détournements de pétrole nigérian placé dans des comptes bancaires individuels.

Le président nigérian qui effectue sa première visite officielle aux Etats-Unis, a réitéré mardi lors d’une conférence de presse à l’ambassade nigériane à Washington, son engagement à traduire devant la justice les responsables de vols et de détournements de pétrole nigérian à grande échelle.

L'équivalent de 250.000 barils de pétrole brut est volé chaque jour au Nigeria, premier producteur d'or noir d'Afrique, soit plus de 10% de la production nationale, selon M. Buhari. Les profits de cette escroquerie sont placés sur des comptes bancaires individuels.

Général à la retraite de 72 ans, le nouveau président nigérian a évoqué le soutien des États-Unis et d'autres pays pour aider le Nigeria "à pister de tels comptes en banque".

"Nous allons demander à ce que ces comptes soient gelés et nous allons poursuivre les individus. La somme d'argent en question est ahurissante. Certains anciens ministres ont vendu environ un million de barils par jour", a-t-il affirmé.

M. Buhari avait annoncé les couleurs dès son arrivée au pouvoir. Il avait dissout fin avril le conseil d'administration de la NNPC, la compagnie pétrolière nationale, et ordonné une enquête au sein de cette entreprise.

Mais l’année dernière, son prédécesseur, l'ancien président Goodluck Jonathan, avait déjà limogé le gouverneur de la banque centrale, Sanusi Lamido Sanusi pour des soupçons de détournements.

Le gouverneur avait déclaré peu de temps auparavant que 20 milliards de dollars de revenus pétroliers n'avaient pas été versés au budget de l'Etat entre 2012 à 2014, ce que contestait catégoriquement M. Jonathan.

Les vols et détournements de pétrole brut constituent un problème majeur au Nigeria et représentent, selon les estimations, des pertes de 6 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros) par an.

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