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Libye : nouvelles victoires diplomatiques pour les rebelles


William Hague

William Hague

Tous les diplomates libyens du gouvernement de Mouammar Kadhafi ont été expulsés de Grande-Bretagne. Aux yeux de Londres, le Conseil National de Transition (CNT) est désormais le seul représentant légitime du peuple libyen. Pour l’heure, plus de 30 pays, dont les Etats-Unis et la France, ont déjà reconnu le Conseil de Benghazi comme étant le gouvernement intérimaire libyen.

La Grande-Bretagne traitera avec le Conseil National de Transition (CNT) de Benghazi au même titre que tous les autres gouvernements du monde. La nouvelle a été annoncée mercredi, 27 juillet, par William Hague, le ministre britannique des Affaires Etrangères. D’après lui, cette décision est fondée sur la légitimité croissante du Conseil, ses compétences et sa capacité à aider les Libyens dans l’ensemble du pays.

Le CNT œuvre pour une Libye plus ouverte et démocratique, ce qui diffère totalement de Mouammar Kadhafi, dont la brutalité envers le peuple libyen lui a retiré toute légitimité, a ainsi expliqué William Hague.

Ainsi, des actifs gouvernementaux libyens gelés en Grande-Bretagne, qui s’élèvent à 149 millions de dollars, sont débloqués au profit du CNT.

Il convient cependant de noter que cette mesure intervient alors que la veille, une des personnes accusées dans le cadre de l’attentat de Lockerbie en 1988 en Ecosse, a été vu à la télévision dans un des rassemblements pro-Kadhafio. Abdel Baset al-Megrahi était rentré en Libye en 2009 après que les autorités écossaises l’eurent libéré de prison pour des raisons de santé.

Pendant ce temps, du côté de Benghazi, le chef du CNT, Mustafa Abdel Jalil, a annoncé, mercredi, que les rebelles ont offert à Mouammar Kadhafi la possibilité de rester dans le pays, à condition qu’il démissionne. La proposition, qui a été présentée il y a un mois par un émissaire de l’ONU, est assortie d’une date-buttoir, a-t-il précisé.

Mais à Tripoli, le message reste toujours le même depuis le début de la crise libyenne : le départ de Mouammar Kadhafi n’est pas négociable.

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