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Libye : les BRICS s’insurgent contre l’action militaire internationale


Les leaders du BRICS au sommet de Sanya

Les leaders du BRICS au sommet de Sanya

Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine se sont abstenus lors du vote de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU portant instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Libye.

Réunis au centre touristique de Sanya en Chine, les cinq pays émergents appelés BRICS protestent contre le recours à la force contre la Libye. Les dirigeants du BRICS, élargi pour la première fois à l’Afrique du sud, ont publié, jeudi, une déclaration appelant à une solution pacifique en Libye.

Le président Hu Jintao de Chine qui a présidé la rencontre a notamment exprimé les préoccupations de son pays. La stabilité régionale a été mise à mal ces derniers mois en Afrique du nord par des émeutes et même par une guerre, a notamment déclaré le numéro 1 chinois.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh (à gauche) salué par le président chinois Hu Jintao à Sanya

Le Premier ministre indien Manmohan Singh (à gauche) salué par le président chinois Hu Jintao à Sanya

Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine se sont abstenus lors du vote de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU portant instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Libye.

Le groupe BRICS a également affiché son intention de jouer un rôle accru sur la scène internationale. Ses dirigeants ont appelé, de ce fait, à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et aussi de la gouvernance économique internationale.

Pour leur part, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN ont souligné, jeudi, leur objectif commun en Libye— la fin du régime de Mouammar Kadhafi — plutôt que leurs divergences sur les moyens d'y parvenir, à l'ouverture à Berlin d'une réunion de deux jours essentiellement consacrée à la crise libyenne.

Le président sud-africain Jacob Zuma à Sanya

Le président sud-africain Jacob Zuma à Sanya

Paris et Londres ont émis des critiques cette semaine sur l'implication de l'Alliance atlantique en Libye, jugée insuffisante. L'organisation a pris les commandes des opérations militaires internationales le 31 mars dans le pays.

La France et la Grande-Bretagne ont également demandé aux États-Unis de s'impliquer davantage dans le conflit.

La réunion de Berlin intervient au lendemain de celle du groupe de contact qui a promis à Doha au Qatar, un plus grand soutien financier et politique à l’opposition libyenne. Au cours de cette rencontre, le délégué du Conseil libyen de transition a dit que l’OTAN n’en fait pas assez pour protéger les civils. Il a demandé une plus grande implication américaine dans la campagne de bombardements aeriens.

Le Pentagone a confirmé mercredi que 11 avions de combat ont été assignés à des opérations de frappes aériennes. Ces appareils ont déjà effectué 97 sorties depuis que l’OTAN a pris le commandement des opérations de bombardement

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