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Brexit: Gove ne lancerait pas la procédure de sortie de l'UE cette année


Photo d'archives: L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, prend la parole lors d'un rassemblement pro-Brexit avec à ses côtés Michael Gove, à Londres, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2016.

Photo d'archives: L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, prend la parole lors d'un rassemblement pro-Brexit avec à ses côtés Michael Gove, à Londres, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2016.

L'un des candidats à la succession de David Cameron, Michael Gove, a déclaré vendredi qu'il n'enclencherait sans doute pas la procédure de sortie de l'Union européenne cette année, s'il devenait Premier ministre.

"Je ne m'attends pas à ce qu'il (l'article 50 du Traité de Lisbonne, ndlr) soit enclenché cette année, a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de la Justice, qui est l'un des favoris parmi cinq candidats à la succession de David Cameron, emporté par le Brexit.

M. Gove, qui a fait campagne pour sortir de l'UE, a ajouté qu'il n'enclencherait cet article, officialisant la sortie du Royaume-Uni de l'UE, que lorsque le pays serait prêt. "Nous contrôlerons l'agenda, nous ne le ferons que lorsque nous serons prêts", a-t-il dit, ajoutant: "nous avons besoin de discussions préliminaires".

Sa principale concurrente dans la course à la succession de David Cameron, la ministre de l'Intérieur Theresa May a elle aussi déclaré jeudi que si elle était désignée, elle n'enclencherait pas cet article avant la fin de l'année.

Les partenaires européens pressent Londres de le déclencher au plus tôt afin d'entamer les négociations de sortie et mettre fin à l'incertitude sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE qui pèse sur les marchés financiers mais aussi sur l'avenir politique de l'Union. Et ils ont exclu toute discussion avant.

"Ce pays a voté pour le changement et je vais le lui apporter", a ajouté M. Gove, dont la candidature surprise annoncée jeudi a entraîné le renoncement du chef de file des "Brexiters", Boris Johnson.

Il a affirmé vendredi qu'il ne s'attendait pas lui-même à être candidat. "Je ne voulais pas, en fait j'ai tout fait pour ne pas être le candidat à la tête de ce parti", a-t-il dit.

"J'étais réticent parce que je connais mes limites. Je n'ai pas de charisme et on ne peut pas dire que quelqu'un m'ait jamais trouvé glamour", a-t-il plaisanté, conscient de son image d'intellectuel un peu "geek".

Il s'est toutefois lancé dans la course parce qu'il estime que les Britanniques, qui ont voté pour sortir de l'UE, avaient besoin de quelqu'un de "passionné par le changement", pas seulement d'une "tête froide".

L'attaque vise directement Theresa May, considérée comme bien plus connaisseuse des dossiers que lui par les commentateurs mais qui s'était prononcée pour rester dans l'UE, par discipline gouvernementale.

Avec AFP

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