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Brésil : le jugement de Dilma Rousseff devrait tomber entre le 25 et 27 août


Dilma Rousseff (Archives)

Dilma Rousseff (Archives)

Le jugement final sur la destitution de la présidente du Brésil Dilma Rousseff devrait tomber entre le 25 et le 27 août, quelques jours après la clôture des Jeux olympiques de Rio, a annoncé jeudi le président du Sénat, Renan Calheiros.

"A partir d'aujourd'hui on discutera des détails techniques (...) puis l'on votera le rapport de la commission spéciale avant le vote en séance plénière qui devrait avoir lieu entre le 25 et le 27 août", a expliqué M. Calheiros lors d'une conférence de presse.

Il a ainsi mis fin aux spéculations selon lesquelles le vote pour décider si la dirigeante de gauche de 68 ans serait définitivement écartée ou non du pouvoir pourrait avoir lieu en plein milieu des Jeux (du 5 au 21 août), quand les yeux du monde seraient tournés vers le géant sud-américain.

Mme Rousseff, du Parti des Travailleurs (PT-gauche), a été suspendue provisoirement de ses fonctions le 12 mai par le Sénat dans l'attente de son jugement pour maquillage présumé des comptes publics en 2014, année de sa réélection, et début 2015.

La procédure de destitution a été ouverte en décembre 2015 et, après avoir été approuvée par la Chambre des députés et le Sénat, elle se trouve en phase d'instruction : recueil des preuves, présentation des témoins et autres sollicitations d'une commission spéciale du Sénat qui aide le président de la Cour suprême (STF).

Cette commission concluera ses travaux début août, quand elle présentera son rapport recommandant ou non la destitution, avant le vote en séance plénière. Un premier vote du rapport est prévu le 9 août : pour dépasser cette phase il devra obtenir la majorité simple des voix des 81 sénateurs (au moins 41) en séance plénière.

S'il est approuvé, le vote final aura lieu entre le 25 et 27 août en plénière, où au moins 54 voix seront nécessaires (deux tiers des sénateurs) pour écarter Mme Rousseff, sinon elle pourra reprendre ses fonctions.

Mme Rousseff se dit victime d'un "coup d'Etat parlementaire" ourdi par son vice-président Michel Temer, 75 ans qui la remplace par intérim.

Si elle est définitivement écartée du pouvoir c'est lui qui la remplacera jusqu'à la fin de son mandat, en 2018.

Avec AFP

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