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Boukary Daou, ému du soutien que lui apporte la presse malienne


Le journaliste malien Boukary Daou est toujours incarcéré à Bamako, mais aurait bon moral

Le journaliste malien Boukary Daou est toujours incarcéré à Bamako, mais aurait bon moral


L’incarcération du journaliste malien Boukary Daou se poursuit, mais il se porte bien, selon la presse malienne. Le directeur de publication du journal Le Républicain, qui est détenu depuis le 6 mars 2013, a été inculpé, le 18 mars 2013, pour « publication de fausses nouvelles ». Il doit comparaitre devant un juge le 16 avril 2013.

En dépit des appels en faveur de sa remise en liberté, dont un appel direct du gouvernement français, il reste à la prison centrale de Bamako, de par la volonté, affirment les média maliens, du capitaine Amadou Sanogo, leader des putschistes du 22 mars 2012.

Mahamane Hamèye Cissé, président du comité de crise mis en place par les journalistes maliens pour gérer l’affaire Daou, et qui l’a rencontré à la prison centrale de Bamako, fait valoir « qu’aujourd’hui, c’est comme si nous sommes tous en prison avec lui ».


M. Daou a été arrêté au siège de son journal peu après la publication de la lettre ouverte d’un militaire malien demandant au président par intérim du Mali, Dioncounda Traré, de revenir sur les « avantages accordés » au capitaine Sanogo.

Le journaliste a d’abord été retenu par la sécurité d’Etat, avant d’être transféré à la Brigade d’investigation judiciaire.

Selon M. Hamèye Cissé, M. Daou serait ému du soutien de ses confrères, et de « tout le soutien matériel que la confraternité apporte à sa famille ». Quand il vous parle, vous êtes ému, poursuit M. Hamèye Cissé, « parce qu’on dirait que c’est pas lui est emprisonné – c’est nous ». Le seul fait « de sentir la profession derrière lui, ça lui remonte le moral tous les jours » ajoute le président du comité de crise. Il note cependant le moment très difficile qu’a connu M. Daou aux mains de la sécurité d’Etat. « Dieu merci, ce n’est pas la même chose par rapport à ses conditions de traitement » actuelles, précise M. Hamèye Cissé.
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