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Boom des réseaux sociaux à Brazzaville


Une application Twitter sur un téléphone portable, le 18 octobre 2013.

Le gouvernement a offert depuis quelques semaines l'Internet dans les lieux publics à Brazzaville. Des foules des jeunes restent longtemps sous l'éclairage public, à l'esplanade de la télévision nationale ou au bord du fleuve Congo, surfant à partir de cette connexion gratuite.

Lauriane, une internaute, saluant cette initiative, estime aujourd'hui faire un bon usage des réseaux sociaux.

"Avant, je publiais juste des photos pour montrer ma personne, mais aujourd'hui je profite d'Internet pour partager des informations importantes avec beaucoup d'autres personnes qui viennent sur ma plateforme", affirme-t-elle.

Lauriane, une internaute à Brazzaville, au Congo, le 24 mars 2017.
Lauriane, une internaute à Brazzaville, au Congo, le 24 mars 2017.

L'expert en technologie de l'information et de la communication, Antonin Idriss Bossoto, constate une vraie mutation des médias traditionnels vers les réseaux sociaux, notamment en politique.

"Les opposants mais aussi les membres de la majorité présidentielle profitent de ces médias pour communiquer. Les jeunes, mais aussi des adultes, restent connectés sur leur téléphone ou ordinateur pour naviguer", indique-t-il, arguant que la libéralisation du wifi à Brazzaville profite à la jeunesse qui était toutefois soumise aux des forfaits internet "de mauvaise qualité" offerte par les sociétés de téléphonie mobile.

Les opposants, mais aussi les membres de la majorité présidentielle, profitent de ces médias pour communiquer."

Pour l'opposant Clément Mierassa, les plateformes sociales Facebook et Twitter aident des acteurs politiques à mieux communiquer avec leurs militants.

"Nous communiquons plus sur les réseaux sociaux concernant nos activités. Moins de communiqués à la télévision qui ne nous invitent pas à leurs programmes", déclare-t-il, reconnaissant que les réseaux sociaux ont permis d'établir un vrai contact entre les responsables et leur base.

C'est également sur ces réseaux sociaux que certains activistes s'en prennent aux autorités, notamment au couple présidentiel Sassou N'Guesso, déjà donné par deux fois morts sur Internet.

Trésor Nzila de l'OCDH, à Brazzaville, au Congo. (VOA/Ngouela Ngoussou)
Trésor Nzila de l'OCDH, à Brazzaville, au Congo. (VOA/Ngouela Ngoussou)

Tresor Nzila, directeur exécutif de l'OCDH, appelle les autorités à régler l'usage de ces nouveaux médias.

"La liberté n'est pas liberticide", commente l'activiste.

Avec l'implantation de la fibre optique sur l'ensemble du pays, Internet devient progressivement accessible à tous.

Ngouela Ngoussou, correspondant à Brazzaville

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