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Une bombe artisanale tue plusieurs policiers sur une route côtière du Kenya


Carte du Kenya.

Carte du Kenya.

Cette nouvelle action est attribuée aux islamistes shebab après la récente attaque d'une base militaire kényane du sud somalien.

Au moins cinq policiers ont été tués par une bombe artisanale attribuée aux Shebab, sur une route côtière du Kenya proche de la Somalie, ont annoncé mercredi 27 janvier des sources policières.

Mardi, "il y a eu un incident, au cours duquel un camion de la police a heurté un engin explosif artisanal" dans la région kényane côtière de Lamu, a confirmé le chef de la police kényane, Joseph Boinnet, sans donner de bilan.

Selon un haut gradé de la police ayant requis l'anonymat, cinq policiers ont été tués dans l'explosion, aux alentours de Baure, à une soixantaine de km de la frontière somalienne. Les trois principaux quotidiens kényans donnaient mercredi tous un bilan différent : le Daily Nation faisait état de cinq policiers tués, le Standard en recensait six et le Star sept.

Hommage

Un hommage officiel sera rendu mercredi au Kenya aux militaires tués lors de l'attaque menée le 15 janvier contre une base militaire avancée de l'armée kényane à El-Adde, dans la province somalienne méridionale de Gedo, frontalière du Kenya et de l'Ethiopie, dont le nombre reste inconnu.

A la suite de cette attaque, au cours de laquelle des dizaines de soldats kényans sont présumés avoir péri, le contingent kényan déployé en Somalie au sein de la Force de l'Union africaine (Amisom) a évacué ces derniers jours deux de ses bases du sud somalien, positions immédiatement reprises par les shebab, selon des témoins.

A El-Adde, "les shebab sont entrés sans combattre et ont commencé à parler aux habitants. Les troupes kényanes et somaliennes ont quitté leurs positions", a expliqué Ahmed Gure, un chef traditionnel à l'AFP. Un chef traditionnel de Badhaadhe, Abdirashid Osman, a indiqué à l'AFP que les soldats kényans avaient quitté la localité mardi.

L'armée kényane dément tout retrait en Somalie

L'armée kényane a démenti tout retrait militaire de Somalie, où elle est entrée en novembre 2011 pour mettre fin à des incursions islamistes au Kenya, avant d'intégrer l'Amisom quelques mois plus tard : "ce qui nous a amené en Somalie, c'est la libération et la pacification de ces zones, et la mission se poursuit", a assuré le porte-parole des KDF, David Obonyo.

Les shebab ont affirmé avoir tué plus de 100 soldats kényans et en avoir capturé plusieurs autres lors de l'attaque d'El-Adde, un bilan invérifiable de source indépendante. Ils ont toutefois diffusé des photos de dizaines de cadavres de soldats kényans dans la base détruite.

L'attaque d'El-Adde était la troisième d'ampleur d'une base de l'Amisom dans le sud somalien en six mois, après celle fin juin une base burundaise à Lego, puis celle d'un camp ougandais à Janale, deux localités de la région de Basse-Shabelle.

Selon de nombreux témoignages les shebab étaient parvenus à chaque fois à s'emparer temporairement des positions attaquées. Après chacune de ses attaques, l'Amisom s'était déjà retirée de plusieurs zones, où les shebab avaient immédiatement repris pied.

Les attaques de ces bases, isolées dans des zones échappant largement au contrôle de la SNA et de l'Amisom, ont mis en lumière la difficulté pour la force africaine à asseoir son contrôle sur certaines régions.

Avec AFP

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