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Bombardements du Pool : Parfait Kolélas demande une enquête parlementaire


Des partisans de Guy Brice Parfait Kolélas, candidat de l’opposition arrivé deuxième à la présidentielle du 20 mars au Congo, à Brazzaville, Congo 23 mars, ici 2016.

Des partisans de Guy Brice Parfait Kolélas, candidat de l’opposition arrivé deuxième à la présidentielle du 20 mars au Congo, à Brazzaville, Congo 23 mars, ici 2016.

Le candidat de l’opposition arrivé deuxième à la présidentielle du 20 mars au Congo a déposé une demande d'enquête auprès du président de l'assemblée nationale pour que la lumière soit faite sur les bombardements menés dans la région Pool (sud).

Guy-Brice Parfait Kolélas exige "une enquête parlementaire impartiale", selon ses propres termes.

"Au niveau du parlement, j'ai déposé une demande d'enquête parlementaire. Mais ce Parlement, est-ce qu'il va m'écouter ?", a-t-il déclaré.

Ces bombardements sont survenus au lendemain de l'attaque (le 4 avril) des quartiers sud de Brazzaville par les ex-combattants ninjas, selon le gouvernement, qui les a accusés d'avoir attaqué une position de l'armée et incendié au moins quatre commissariats de police.

Les incidents avaient fait officiellement 17 morts.

La police a affirmé avoir bombardé dans le Pool avec des hélicoptères et "détruit" des "centres de commandement" des ex-combattants ninjas de l'ancien chef rebelle Frédéric Binstamou, alias Pasteur Ntumi, que les autorités ont qualifié de "terroristes".

"Qu'on cesse de faire du Pool un terrain de chasse", a martelé M. Kolélas,invitant "tous les fils du Congo au dialogue".

De son côté, Mgr Louis Porella-Mbuyu, évêque de Kinkala (dans le Pool), a souhaité que "que la paix revienne et que les populations puissent retrouver leur tranquillité, vivent tranquillement en pensant à leur avenir".

L'ONG catholique Caritas affirme ces bombardements ont contraint au moins 2.000 personnes à se déplacer à l'intérieur du Pool et à Brazzaville.

Le président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans de pouvoir au Congo, a été investi le 16 avril pour un nouveau mandat de cinq ans, après sa victoire contestée par l'opposition à l'élection présidentielle anticipée du 20 mars.

Avec AFP

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