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Boko Haram : le Niger a du mal à aider les déplacés dispersés dans la région de Diffa


Abbou Kaza, gouverneur de la région de la région de Diffa, Niger, 2 mars 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

Abbou Kaza, gouverneur de la région de la région de Diffa, Niger, 2 mars 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

L'Etat nigérien cherche à regrouper sur des sites des dizaines de milliers de personnes jetées sur les routes par les attaques répétées du groupe Boko Haram, a affirmé mercredi le gouverneur de la région de Diffa, Dan Dano Mahamadou Lawaly.

Selon lui, il est "difficile" d’aller en aide aux déplacés "dispersés" malgré les efforts déployés.

"On fait le maximum pour soulager la souffrance des populations. Les gens se déplacent (...) Si les gens sont dispersés, c'est difficile de les aider", a affirmé à l'AFP Dan Dano Mahamadou Lawaly, le gouverneur de Diffa, région du sud-est du Niger, près de la frontière avec le Nigeria et le Tchad.

Au moins 50.000 personnes ont fui cette zone après une attaque des jihadistes nigérians de Boko Haram le 3 juin contre la ville locale de Bosso, fatale à 26 soldats, selon une estimation faite par l'ONU quelques jours après les violences, un nombre qui a sans doute gonflé depuis selon une source humanitaire.

"Nous sommes en train de faire le recensement. Il faut savoir combien il y a de personnes (...) pour pouvoir les aider", a ajouté le gouverneur promettant un chiffre exact jeudi ou vendredi et assurant que l'armée nigérienne contrôlait désormais la situation.

"Bosso (la ville attaquée par Boko Haram) n'a jamais été occupée (...) L'armée est à Bosso. Du point de vue sécuritaire, Bosso est sous contrôle. Même pas un mètre du territoire nigérien est occupé par une quelconque secte", a-t-il déclaré.

Mardi en déplacement en France, le président nigérien Mahamadou Issoufou avait concédé: "le 3 juin nos forces ont malheureusement été débordées".

Deux mille soldats de l'armée tchadienne, la plus aguerrie de la région, doivent lancer de façon imminente une contre-offensive contre Boko Haram dans la région, en coordination avec le Nigeria, le Niger et le Cameroun.

De l'autre côté de la frontière, au Nigeria, des combattants de Boko Haram ont tué mardi quatre villageois et kidnappé quatre femmes lors d'un raid contre un village reculé, a annoncé mercredi l'armée nigériane, affirmant que le groupe islamiste armé était toutefois "sous pression" dans son propre fief.

Avec AFP

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