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Boko Haram : conditions de vie dramatiques pour 25.000 personnes évacuées du Lac Tchad


Un membre supposé de Boko Haram arrêté par les troupes tchadiennes à Gambaru le 26 février 2015.

Un membre supposé de Boko Haram arrêté par les troupes tchadiennes à Gambaru le 26 février 2015.

Le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU, à Niamey, tire la sonnette d'alarme. Ces habitants des îles nigériennes du lac Tchad ont été évacués par crainte de nouvelles attaques de Boko Haram.

Au moins 25.000 personnes sont arrivées dans les villes de N'Guigmi et Bosso, d’après Ocha à Niamey.

Les autorités nigériennes craignent de nouvelles attaques de Boko Haram mais sur place, les déplacés vivent dans des espace non couverts, sans tente, sous un soleil de plomb et doivent faire face à des tempêtes de sable qui caractérisent la zone, selon une source onusienne.

Des distributions de céréales ont eu lieu mardi à N'Guigmi, qui accueille 12.000 déplacés, alors que le Premier ministre Brigi Rafini visitait le site.

La télévision publique, qui accompagnait le chef du gouvernement, a montré mardi soir des personnes, en majorité des femmes et des enfants, couverts de poussière, le regard perdu et l'air abattu.

"Cinq personnes sont mortes de soif en route", a témoigné mardi soir Hawa, une Nigérienne mère deux enfants, sur la télévision privée "Bonferey".

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