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Boko Haram : l'armée rouvre des routes dans le nord-est du Nigeria


Un véhicule de la force anti-Boko à Maiduguri, au Nigeria, le 26 septembre 2011. (AP Photo/Sunday Alamba)

Un véhicule de la force anti-Boko à Maiduguri, au Nigeria, le 26 septembre 2011. (AP Photo/Sunday Alamba)

Un bataillon de soldats à moto, nouvellement constitué, patrouillera sur ces routes reliant Maiduguri à Damboa au sud-ouest, à Bama au sud-est, et à Mafa, Dikwa et Gamboru Ngala à l'est.

D'importantes routes autour de Maiduguri, la grande ville du nord-est du Nigeria, ont été rouvertes, a annoncé l'armée samedi, presque trois ans après leur fermeture à cause des attaques de Boko Haram.

Les routes reliant Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, à Damboa au sud-ouest, à Bama au sud-est, et à Mafa, Dikwa et Gamboru Ngala à l'est, sont désormais libres à la circulation, a déclaré le général Tukur Buratai, chef d'état-major de l'armée nigériane.

Au plus fort de l'avancée des rebelles islamistes de Boko Haram à l'été 2014, Maiduguri, qui compte environ 2,6 millions d'habitants, dont 1,6 million de réfugiés selon l'ONU, avait été menacée d'être encerclée.

Une autre route reliant Damboa et Biu, un temps cible de nombreuses attaques, a aussi été rouverte.

Un bataillon de soldats à moto, nouvellement constitué, patrouillera sur ces routes pour assurer la sécurité.

"Les routes sont sûres et ceux qui sont partis peuvent revenir", a déclaré le général Buratai.

Les autorités nigérianes ont annoncé que Boko Haram était "techniquement" vaincu et essaient d'encourager le retour des centaines de milliers de personnes qui ont fui les zones attaquées par les islamistes.

Mais les insurgés continuent de mener des attentats et des attaques, surtout dans les zones rurales reculées.

Les routes avaient été fermées en juillet 2013, handicapant gravement les échanges et le commerce dans la région.

Les violences depuis le début de l'insurrection armée de Boko Haram en 2009 - et leur répression - ont fait au moins 17.000 morts et jusqu'à 2,6 millions de réfugiés.

AFP

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