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Bientôt un premier traité de libre-échange entre 26 pays d’Afrique


Ministère des Affaires Etrangères (Le Caire, janvier 2012)

Ministère des Affaires Etrangères (Le Caire, janvier 2012)

Le traité sera être signé mercredi lors d'un sommet des chefs d'Etat, ont annoncé lundi de hauts responsables de 26 pays d'Afrique de l'Est et australe réunis en Egypte.

L'ensemble regroupera les pays du Marché commun des États d'Afrique australe et de l'Est (Comesa), de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), soit plus de 625 millions d'habitants et plus de 1.000 milliards de dollars de PIB (900 milliards d'euros).

Couronnant cinq ans de négociations, un peu plus longues que prévu, le sommet de Charm-El-Cheikh mercredi signera l'acte de naissance de la Zone Tripartite de Libre-Echange (Tripartite Free Trade Area - TFTA), ou la "Tripartite", un grand marché commun unissant 26 des 54 pays africains et créant un cadre pour aller vers des tarifs douaniers préférentiels.

Des hauts responsables des gouvernements de ces pays sont réunis depuis dimanche dans cette station balnéaire égyptienne sur la mer Rouge pour apporter la touche finale au traité.

Le ministre égyptien de l'Industrie et du Commerce, Mounir Fakhri Adel Nour, a qualifié le traité d’"un pas en avant monumental", car il couvrira pour la première fois une zone allant de la Méditerranée au Cap de Bonne-Espérance.

Il a précisé qu'après la signature mercredi, le traité devra être ratifié par les 26 parlements mais qu'il ne s'agira que d'une procédure "simple" "après tant d'efforts pour préparer le document".

"Ce traité est une étape fondamentale vers la réalisation du rêve du continent africain", le rêve d'un marché unique "qui renforcera notre pouvoir de négociation, créera des emplois et améliorera la qualité de notre production", a conclu M. Adel Nour.

Les trois blocs Comesa, EAC et SADC sont très hétérogènes, comprenant des pays extrêmement pauvres et d'autres riches ou à fort potentiel de croissance. Ils se chevauchent géographiquement en partie aussi.

Du Cap au Caire, selon le mot de l'homme politique et magnat minier britannique Cecil Rhodes au 19e siècle, la "Tripartite" englobera l'Afrique du Sud et l'Égypte, les deux économies les plus développées du continent, ainsi que des pays dynamiques comme l'Éthiopie ou le Kenya. Mais pas le Nigeria, premier PIB d'Afrique notamment grâce au pétrole.

L'enjeu est important pour la zone. Seuls 12% environ des échanges commerciaux en Afrique ont lieu entre pays du continent, contre 55% en Asie et 70% en Europe.

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