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Besigye transféré dans une prison à Kampala


Le chef de l'opposition ougandaise Kizza Besigye, centre, est arrêté par la police à Kasangati, en Ouganda le 22 février 2016.

Le chef de l'opposition ougandaise Kizza Besigye, centre, est arrêté par la police à Kasangati, en Ouganda le 22 février 2016.

Arrêté à Kampala après avoir organisé une cérémonie alternative d'investiture à la veille de la prestation de serment de M. Museveni, Kizza Besigye avait alors été évacué par hélicoptère à Moroto, une localité de la région du Karamoja.

Le chef de l'opposition ougandaise a été transféré dans une prison de haute sécurité de la capitale Kampala, depuis une région reculée du nord du pays où il avait été inculpé de trahison vendredi, a-t-on appris de source judiciaire.

M. Besigye rejette la réélection en février du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans.

Mercredi, il avait été arrêté dans le centre de la capitale ougandaise après avoir organisé une cérémonie alternative d'investiture, au nez et à la barbe des forces de sécurité et à la veille de la prestation de serment de M. Museveni.

Il avait alors été évacué par hélicoptère à Moroto, une localité de la région du Karamoja (nord), vraisemblablement pour éviter tout risque de perturbation de la cérémonie de M. Museveni organisée en présence de plusieurs chefs d'Etat du continent.

Lundi, c'est de nouveau en hélicoptère qu'il a été ramené à Kampala, pour y être incarcéré dans la prison de haute sécurité de Luzira.

"Il a été transféré", a sobrement confirmé le porte-parole de l'appareil judiciaire ougandais, Solomon Muyita. La prochaine comparution de M. Besigye devant un juge a été fixée au 25 mai, a-t-il précisé.

Il devra y répondre de trahison, l'accusation lui reprochant de "persister" à se proclamer vainqueur de la présidentielle et "sa prétendue prestation de serment".

Kizza Besigye avait obtenu 35,61% des voix lors de l'élection présidentielle du 18 février, alors que Yoweri Museveni, crédité de 60,62%, a été réélu pour un 5e mandat. Depuis cette date, M. Besigye a passé plusieurs semaines assigné à résidence.

La trahison est théoriquement passible de la peine capitale en Ouganda mais c'est une peine de prison à vie qui est encourue, le pays n'ayant procédé à aucune exécution depuis des années. M. Besigye a déjà été inculpé de trahison en 2005 mais les charges contre lui avaient finalement été abandonnées.

Avec AFP

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