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Banque mondiale: l'économie russe pâtit des sanctions de l'Occident


La Banque mondiale a conclu que la croissance de l'économie russe, qui tourne déjà au ralenti, pourrait nettement diminuer cette année si l’impasse entre Moscou et l'Occident sur la tentative d’annexion de la Crimée s'intensifie.

Dans un nouveau rapport sur l’économie de la Russie, publié mercredi, la Banque mondiale fait valoir que le taux de croissance de l'économie russe est déjà passé, selon les estimations, de 3,4 % en 2012 à 1,3% en 2013.

Si les tensions politiques persistent, la croissance pourrait se contracter de 1,8 % en 2014 et les investisseurs pourraient retirer quelques 150 milliards de dollars du pays, ajoute le document, disponible sur le site Internet de la Banque mondiale.

Pour l’institution de Bretton Woods, « les risques politiques seront de premier plan dans le court terme », vu les sanctions économiques initiales imposées par les États-Unis et l'Union européenne (EU) contre les législateurs et les principaux collaborateurs du président russe, Vladimir Poutine.

L'Occident a menacé d'imposer des sanctions plus sévères si la Russie ne se contente pas d’annexer la Crimée, mais envahi d’autres régions de l'Ukraine. Donc, si l’impasse entre Moscou et Kiev s’envenime, l’inquiétude quant à la réaction de l’Occident et aux projets de la Russie pourrait augmenter, estime la Banque mondiale. L’exacerbation des tensions politiques ne manquerait pas de se traduire par une nouvelle baisse de confiance dans l’économie Russie, et de nouveaux retraits de capitaux.
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