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Banque mondiale: la croissance en Afrique, satisfaisante, mais des défis persistent


Selon Shanta Devarajan, certains pays africains connaissent des taux de croissance record, grâce à une gestion améliorée

Selon Shanta Devarajan, certains pays africains connaissent des taux de croissance record, grâce à une gestion améliorée

Grâce surtout aux prix mondiaux élevés des matières premières et à l’augmentation des dépenses de consommation sur le continent, la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait atteindre plus de 5 % en moyenne en 2013-2015.

C’est ce qu’affirme la dernière édition d’Africa’s Pulse, une analyse semestrielle de la Banque mondiale sur les perspectives économiques de l’Afrique, publiée lundi à l’approche des réunions de printemps des institutions de Breton Woods.

En 2012, environ un quart des pays d’Afrique ont connu une croissance supérieure ou égale à 7 % et un autre groupe de pays africains, notamment le Niger, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Rwanda, figure parmi les pays qui connaissent la croissance la plus rapide au monde, souligne Shanta Devarajan, économiste en chef pour la région Afrique de la Banque mondiale et auteur principal du nouveau rapport.


« C’est grâce aux politiques économiques prudentes que les pays africains ont suivi pendant une décennie qu’ils ont amélioré la consommation domestique et l’investissement, surtout l’investissement direct étranger, ce qui a aidé la croissance économique dans le continent » ajoute M. Devarajan.

En Afrique, l'agriculture reste tributaire des pluies

En Afrique, l'agriculture reste tributaire des pluies


Parmi les défis qui persistent : l’accès à l’électricité et la réduction de la pauvreté. « L’accès à l’électricité est un défi pour la croissance et pour la réduction de la pauvreté » souligne l’économiste en chef pour la région Afrique. En améliorant l’accès à l’électricité, on ne fait pas qu’augmenter les revenus des populations, on améliore également l’éducation et les services de santé, rappelle M. Devarajan. Car les élèves peuvent étudier le soir, et les hôpitaux et cliniques sont en mesure de stocker des médicaments qui nécessitent une réfrigération.

Le secteur agricole en Afrique reste largement tributaire de la pluie, a poursuivi M. Devarajan. Avec le réchauffement climatique, développer l’irrigation deviendra une nécessité.

Les flux nets de capitaux privés en direction de l’Afrique ont augmenté de 3,3 %, pour atteindre un niveau record de 54,5 milliards de dollars, et les entrées d’investissements directs étrangers dans la région ont augmenté de 5,5 % en 2012, se chiffrant à 37,7 milliards de dollars, ajoute le rapport de la Banque mondiale.
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