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Bangui reprend vie après une journée ville morte contre la Minusca


Les rues de Bangui étaient vides lundi, le 24 octobre 2016. (VOA/Freeman Sipila)

Les rues de Bangui étaient vides lundi, le 24 octobre 2016. (VOA/Freeman Sipila)

Les activités ont repris mardi à Bangui. La capitale centrafricaine était paralysée hier par une journée ville morte observée à l’appel de la société civile. Une mobilisation pour exiger le départ de la Minusca du pays.

La circulation a repris sur les principales artères de Bangui. Les marchés ont rouvert ainsi que les institutions bancaires et stations services.

Seule la reprise des classes était encore perturbée. Craignant de nouvelles tensions, les parents n’ont pas voulu libérer leurs enfants pour se rendre dans les écoles.

Pour la société civile qui a annoncé mardi une trêve dans sa mobilisation, la journée d’hier a été une réussite malgré les morts et les blessés enregistrés.

Hommes politiques et leaders communautaires sont unanimes sur l’expression du ras-le-bol du peuple, mais sont toutefois en désaccord sur la demande du retrait de la Minusca.

Pour Parfait Onanga Anyanga, chef de la Minusca en Centrafrique, exiger le départ de la mission onusienne est une demande inappropriée.

Sur l’incident meurtrier du lundi impliquant les Casques bleus, il a annoncé l’ouverture d’une enquête mixte.

Le bilan officiel de la journée ville morte de ce lundi fait état d’au moins 4 morts et quatorze blessées dont 5 soldats de l’ONU.

Freeman Sipila, à Bangui

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