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Bangui: « des assaillants en 4x4 qui avaient des lance-roquettes et des grenades »


Les membres des anciens Seleka (Photo d'archives).

Les membres des anciens Seleka (Photo d'archives).

Au moins quinze personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui et une trentaine blessées dans l'attaque d'une église par un groupe armé.

Au moins quinze personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui et une trentaine blessées dans l'attaque d'une église par un groupe armé et au cours des violences qui ont suivi.

Des tirs étaient entendus dans plusieurs quartiers de Bangui en fin de soirée mercredi, notamment à Boy Rabe et Fouh, deux fiefs des miliciens chrétiens anti-balakas. Plusieurs barricades ont été dressées dans la soirée sur des axes routiers de la capitale.

Les témoins de l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima dans le centre de Bangui au cours de laquelle une quinzaine de personnes a été tuée mercredi, racontent aussi les "tirs de mitraillette sans fin", les cadavres qui jonchent le sol.

"J'étais au marché en face de l'église", raconte à l'AFP le pasteur Padou Romaric. "Il y avait des anti-balakas (milices chrétiennes) dans le quartier et des soldats burundais ont tiré en l'air pour les faire fuir. Des musulmans, qui suivaient les soldats de la force africaine, en ont profité" pour entrer dans l'église.

Ces assaillants "sont arrivés à bord de deux 4x4 blancs et de motos", dit le pasteur Romaric. "Ils avaient des lance-roquettes, des grenades. Quand ils sont entrés dans l'enceinte de l'église, ils ont lancé leurs grenades. Il y avait tellement de blessés que je ne pouvais pas les compter".

Plusieurs milliers de déplacés ont trouvé refuge dans l'enceinte de l'église depuis quelques mois, depuis que des violences interconfessionnelles ont plongé la Centrafrique dans le chaos et poussé 2.000 soldats français et 5.000 soldats africains à se déployer sur le terrain.

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